Il faut le dire, les Clippers ont impressionné lors de la saison régulière passée. 56 victoires pour 26 défaites, un record dans l’histoire de la franchise, et ce malgré un coach décrié, en la personne de Vinny Del Negro. En cause ? La défense de l’équipe, qui pouvait se trouer totalement à certaines occasions.

Les contres de DeAndre Jordan et de Blake Griffin, ou même les 2,4 interceptions par match de Chris Paul n’auront pas changé la façon de penser des fans de NBA.

 « Les Clippers, c’est une équipe offensive. C’est le showtime, les dunks, Lob City. C’est tout ».

Même Kenyon Martin, ancien joueur des Clips, pense clairement que cela ne suffit pas, surtout lors des Playoffs :  « Je me fous de ce qu’ils font. Pour être honnête avec vous, j’espère les voir perdre à chacun de leurs matches. Leurs alley-oops et leurs dunks ? Ils ne peuvent pas faire ça en playoffs donc peu importe. On sait ce que c’est, la saison régulière. »

Chris Paul

(Crédit photo : SportsIllustrated)

Et il n’avait pas tort. Ejectés des Playoffs dès le 1er tour face aux Memphis Grizzlies, après avoir mené 2-0 dans leur série, les Clippers ont perdu une certaine confiance en eux, malgré le fait que l’effectif était encadré par des joueurs d’expérience, d’anciens champions NBA, tels que Caron Butler, Chauncey Billups, Ronny Turiaf, Lamar Odom ou encore Grant Hill.

Mais le passé, c’est le passé. Tous ces derniers joueurs cités ne feront pas partie de l’effectif la saison prochaine. Exit le coach mal-aimé. C’est une équipe en pleine reconstruction qui se cherche au début de l’intersaison. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le pari semble tenir la route !

Vinny Del Negro est parti, s’est même fait renvoyer. Il était l’image négative d’une équipe devenue appréciée au fil du temps avec la culture du jeu spectaculaire. Emmenés par Chris Paul et Blake Griffin, les Clippers se devaient, pour eux et pour leurs fans, de marquer le coup en choisissant un coach qui pourrait enfin entrainer LAC plus loin, vers les sommets.

(Crédit photo : LATimes)

Le 24 Juin 2013, un accord entre les Celtics et les Clippers est trouvé. Doc Rivers, le coach de légende, vainqueur d’un titre NBA en 2008 avec Boston, est nommé à la tête de l’effectif des Clips. Une surprise sacrément agréable ! Les Clippers rentreront-ils enfin dans une autre dimension ? Avoir un entraineur d’exception ne fait pas gagner, il faut que l’effectif fonctionne bien derrière.

Et jamais une intersaison n’aura été aussi mouvementée pour les voisins et petits frères des Lakers. En marge de la décision tant attendu de Dwight Howard, Chris Paul, tout de même considéré comme l’un des tous meilleurs meneurs au monde, (Souvent classé premier par ailleurs) était lui aussi en situation d’agent libre. Mais sa décision fut rapidement prise, et avec engouement : « I’M IN !!! #CLIPPERNATION » nous tweeta t-il aussitôt. Le patron de LAC restant au club, avec des cadres comme Blake Griffin ou DeAndre Jordan, les bases d’une prochaine saison pouvaient être posées.

On ne change pas une équipe qui gagne, mais une équipe qui perd c’est autre chose. On ne pouvait pas en vouloir à Blake Griffin de s’être blessé en pleine série face à Memphis. Le problème venait sûrement d’ailleurs. Une politique de recrutement était alors nécessaire. Voici un tableau récapitulatif des trades de l’été :

                           Arrivées                             Départs
Doc Rivers (coach), Reggie Bullock (Rookie), Chris Paul, JJ Redick (Bucks), Jared Dudley (Suns), Darren Collison (Mavs), Matt Barnes, Ryan Hollins, Byron Mullens (Bobcats), Antawn Jamison (Lakers)

Caractères Gras : Re-signature.

Vinny Del Negro (coach), Grant Hill (retraite), Eric Bledsoe (Suns), Caron Butler (Bucks), Chauncey Billups (Pistons), Ronny Turiaf (Wolves), Lamar Odom (Agent libre).

En bref, voici une petite analyse de ces trades. Côté coach, rien à dire, les Clippers sont gagnants. Même si il paraît que Garnett et Pierce auraient pu débarquer, et que l’équipe aurait pu se contenter de Brian Shaw en tant qu’entraineur, le Doc va faire entrer Lob City dans une nouvelle dimension. Finalement, pourquoi dire encore Lob City ? Blake Griffin ne veut plus en entendre parler. L’effectif est bon, encore une fois même le banc pourrait faire une équipe complète assez bonne. Les joueurs se complètent mieux, sont plus polyvalents. Plus jeunes et moins expérimentés également. Mais est-ce vraiment un problème ? Pas si sûr.

Le « Big-Three », comme le nomme le Doc, composé de DeAndre Jordan, Blake Griffin et Chris Paul, a évolué. Surtout les deux premiers joueurs, qui ont travaillé ardemment tout l’été pour s’améliorer, essayer d’effacer leurs plus gros défauts. Blake a bossé ses lancers-francs (Jordan également) et cela a porté ses fruits lors du premier match de présaison face aux Blazers de Portland. (8/9 aux LF à eux deux).

(Crédit Photo : Yahoo! Sports)

 

Griffin est parfois critiqué, on le dit même sur-côté. « Griffin ne sait rien faire à part dunker ». Pour lui, c’est du passé aussi. Sous la main de maître du Doc, cela devrait en être autrement. Il sera utilisé différemment, tentera beaucoup plus de jump-shots, et vu l’entrainement spécialisé qu’il a suivi cet été, cela ne devrait plus poser problème. Il est difficile à bouger, possède une détente excellente.

Jordan était lui considéré comme une véritable passoire en défense. Connaissant le Doc, il était évident que cela devait changer le plus rapidement possible. Et apparemment, cela aurait excellemment bien fonctionné. ( 8 rebonds et 4 contres lors du 1er match de présaison ). Rivers se dit surpris, et annonce le joueur comme MVP des training camps, et de loin. Certains joueurs comme Paul ou Crawford ne verront pas leur rôle de franchise player ou de 6e homme être modifiés.

Enfin, côté arrivées et départs, cela se vaut franchement, et devrait apporter un second souffle à la franchise. Des pistoleros derrière l’arc, tels que Redick ou Dudley (voire même Jamison ou Mullens ), un back-up de qualité en la personne de Darren Collison, ou peut-être même l’avenir de la franchise ( à prendre avec des pincettes ) avec Reggie Bullock ( 25e choix de la draft 2013 ). Certes, LAC perd des cadres expérimentés comme Chauncey Billups, Grant Hill, Turiaf ou Odom (pour rien en retour) ou même Caron Butler et le jeune talent Eric Bledsoe. Mais l’expérience a prouvé par le passé que l’équipe n’arrivait malgré tout cela pas à marquer les esprits en Playoffs.

Moins de dunks, plus de jeu posé, réfléchi, des joueurs avec une bonne intelligence de jeu, de meilleurs marqueurs à longue distance, une meilleure défense. Les Clippers en 2014, ça pourrait le faire, pourquoi pas une finale de conférence même. Mais avec le temps et les conseils du coach, d’ici 2015, les Clippers pourront devenir une équipe qui fait vraiment peur à tout le monde, et même aux grosses écuries de l’Ouest. Et là, pourquoi pas rêver une finale NBA, à la manière des Sonics de 1996 ? L’avenir nous le dira.

Pronostic 2013-2014 : 2e à L’Ouest, Champions de la division Pacifique.

A propos de l'auteur

Fervent supporter des Clippers depuis 2012. Plus connu en tant que ClippersFR sur Twitter.

Une réponse

  1. CASTAGNIER

    Je n ai rien compris…because je n ai jamais joué au basket!!!celà dit bravo fils tu es un champion!!!bisous mamy

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