Actuellement sans club, Carl Ona Embo, ancien joueur de Cholet, a accepté de répondre à nos questions.

Présentation :

Parlons Basket : Peux-tu te présenter rapidement à nos internautes (nom, surnom, âge, taille, poids, ville actuelle, poste, parcours) ?

Carl: Je m’appelle Carl Ona Embo, 24 ans, j’ai la majeure partie de ma formation au club de Marne la Vallée Basket (77) de poussin jusqu’aux minimes France. Après j’ai fait 2 ans au centre de formation de Cholet Basket, après ces deux années j’ai fait un an à l’INSEP. Donc après je suis partie en Italie pendant 3 ans, une expérience à l’étranger qui était très bonne, qui m’a énormément aidé et qui m’a fait progresser que ce soit mentalement et dans le jeu. Ensuite, 1 ans à Poitiers et puis 2 ans à Cholet.

PB : Comment as-tu découvert le basket, et à quel âge ?

Carl: Toute ma famille est dans le basket, mon père était basketteur, mes oncles sont basketteurs donc c’est une histoire de famille, tous mes cousins font du basket, mes frères aussi, même ma sœur. Depuis tout petit j’ai été noyé dedans en fait.

PB : Nous savons maintenant que tu es meneur, mais peux-tu décrire un peu plus ton style ton jeu ? Quels aspects de celui-ci dois-tu encore travailler ?

Carl: Mon style de jeu c’est assez aléatoire, c’est-à-dire, je suis un meneur avec en première qualité la capacité de défendre dur, j’ai une bonne défense. Ensuite en attaque, je suis plus un joueur de percussion, c’est comme ça qu’on me présentait auparavant puis j’ai développé une qualité qui est le tir à trois points.

On me dit à chaque fois que ce je dois peut-être améliorer dans mon jeu c’est en tant que meneur de jeu tout ce qui est leadership et gestion de l’équipe. Tout ça on apprend jamais assez ces choses là, même les plus grands meneur jusqu’à la trentaine apprennent comment être un bon meneur de jeu.

Donc je pense devoir améliorer tous les domaines de jeu mais peut-être accentuer sur ça.

Questions d’actualités :

PB : Tu as connu le championnat Italien, le championnat Espagnol et le championnat français, pour toi dans lequel le niveau est le plus élevé en terme d’intensité et dans le jeu ?

Carl: C’était en Italie, surtout la première année. J’ai fait 2 ans et demi en Italie et j’ai fait 4 m ois en Espagne (2e division). C’est en Italie où il y a eu vraiment une grosse intensité dans le match. Il y a aussi une grosse pression des tifosis (supporter italiens) , du général manager jusqu’au coach. Tu sens vraiment la tension qu’il y a, à chaque match et c’était quelque chose d’impressionnant Alors que je sortais d’un championnat de Nationale 1 (INSEP) donc ça m’a vraiment changé, une prend vraiment une gifle dans la face. Tu te rend vraiment compte que t’es professionnel. Maintenant je sais plus comment c’est mais à cette époque là (2007-2008, 2009-2010) c’était vraiment impressionnant.

PB : Actuellement sans contrat, as tu des contacts avec des clubs en France ou à l’étranger? As-tu fais des essais pour certaines équipes ?

Carl: Ouais j’ai eu des contacts, avec mon agent on a décidés de refuser quelques offres pour diverses raisons. Puis j’ai eu des discussions avec d’autres clubs. Enfin voilà on est toujours en train de parler avec certains clubs et on verra comment ça ce passe.

Non j’ai pas fait d’essais ça ce passe plus comme ça maintenant, c’est-à-dire que les équipes elles te prennent ou elles te prennent pas, elles connaissent ton profil. Après tout dépend du profil qu’elles recherchent.

PB : Toujours sans club as tu un championnat dans laquelle tu aimerais particulier évoluer et pourquoi?

Carl: Non, je vais là où on veut bien me prendre, où on veut bien travailler avec moi tout simplement. J’ai pas d’exigences particulières pour le championnat ou quoi que ce soit.

PB : Ton frère (Renathan Ona Embo) vient de partir pour les Etats Unis que penses tu de son parcours? C’est une bonne chose pour lui de partir maintenant?

Carl: Non c’est parfait pour lui, il est très bien là-bas. Il se plait énormément là-bas, il progresse énormément. C’est un environnement différent de ce qu’on a l’habitude d’avoir en France et si il a pas de pépins physique il saura profiter de cette expérience Et on sait pas jusqu’où il peut aller. Et donc on lui souhaite vraiment le meilleur. J’espère qu’il s’en sortira comme devrait s’en sortir tout simplement. Pour l’instant tout ce passe bien, il y a aucun problème.

Quel est ? :

PB : Quelle est ton idole ?

Carl: On va dire mon idole c’est Michael Jordan et mon père, c’est mes deux principaux idoles. Après il y a beaucoup de gens qui m’inspirent comme Mohamed Ali, Martin Luther King, Malcolm X, Magic Johnson aussi enfin voilà, il y a pas mal de gens qui m’inspirent, des gens sur qui je me suis renseigné sur leur histoire.

PB : Le coach à remercier ?

Carl: Tout d’abord mon père. Christian Johannau, qui était mon coach en minime France donc c’est quelqu’un qui m’a apporté beaucoup, qui m’a énormément fait confiance.

PB : L’adversaire le pire à jouer ?

Carl: C’était le meneur titulaire en Italie pendant ma première année, Troy Bell et je m’entraînais contre lui tous les jours, c’est le joueur le plus fort contre qui j’ai pu jouer.

PB: Le coéquipier avec lequel tu t’entends le mieux sur le terrain et en dehors?

Carl: Généralement je m’entends bien avec tous les joueurs, j’ai pas de problème avec les joueurs que ce soit par exemple l’année dernière Luc Arthur Vebobe, Karim Souchu, Rudy Jomby voilà tous les français, même les américains, A.J Slaughter. Chaque année, que ce soit en dehors ou sur le terrain j’ai rarement de problèmes avec les joueurs

PB : Ton rituel avant un match ?

Carl: Non pas de rituel, je suis pas superstitieux

PB : Ton match référence ?

Carl: Ouais j’en ai fait quelques uns des gros matchs mais on va dire un match vraiment référence, c’était en Italie pendant ma 3e année avec l’ Angelico Biella, je jouais contre Sienne et il y avait en face Terrell McIntyre (meilleur meneur de l’Euroleague 2007-2008 et 2008-2009) . Donc on jouait contre Sienne, qui était invaincu et qui a fini champion, ça faisait trois ans qu’ils gagnaient le championnat et ce match là le coach me fait jouer beaucoup et je fais 13 points et 4 passes décisives quelque chose comme ça et 2 ou 3 interceptions j’arrive à mettre McIntyre mal à l’aise, il était un peu perturbé. Avec une fin de match de folie en a failli les battre mais bon ils ont finit par gagner (défaite 80-72). 

Voici un extrait du match et notamment de la performance de Carl Ona Embo

PB : Ton pire souvenir en tant que basketteur(se) ?

Carl: Ah, c’est quand j’étais en minime avec la sélection Ile de France et puis j’apprend le décès d’un membre de ma famille juste après mon match.

PB : La question qui fait, et qui fera toujours débat. Michael Jordan ou LeBron James ?

Carl: Michael Jordan !

PB: Ton pronostic pour la saison NBA à venir?

Carl: J’ai aucune idée, je pense que Miami va retourner en finale après contre qui j’en ai aucune idée. Je sais pas si ils vont la gagner mais ils iront en finale.

PB : Et pour finir, quel serait ton cinq idéal ?

Carl: Alors pour le poste de meneur, euh… (rires) c’est difficile comme question. Je mettrais bien euh… attends laisse moi réfléchir, bon déjà Michael Jordan en poste 3, Kobe Bryant en poste 2 et LeBron James en poste 1 ou Magic Johnson, non je suis obligé de mettre LeBron James. Ensuite à l’intérieur Hakeem Olajuwon en poste 5 et en poste 4 euh… Non, non je vais mettre Shaquille O’Neal en poste 5 et aller Dirk Nowitzki en poste 4 comme ça, ça fait un européen voilà. Attends, attends, j’ai oublié Kevin Durant mais je laisse Dirk Nowitzki.

L’équipe Parlons Basket remercie chaleureusement Carl Ona Embo pour avoir accepté de répondre à nos questions !

Interview réalisé par Parlons Basket le vendredi 26/10/2013 (téléphone).

A propos de l'auteur

Grand fan de basket en général. Rédacteur polyvalent. Supporter des Bulls de Chicago et des genoux de Derrick Rose pour la NBA et du Paris Levallois en France tout en ayant un petit penchant pour l’ASVEL.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.