C’était en Juin 2013, après une campagne olympique merveilleuse, les Braqueuses sont de retour en France pour l’Eurobasketwomen. A domicile, devant leur public, elles partait favorites. Mais l’Espagne s’est placé en travers de leur route. Nos Bleues décrochent une médaille d’Argent. 

Dans la lignée des JO : les Braqueuses comme on les aime

L’équipe de France s’est renouvelée de moitié depuis les JO. Cependant, elle a gardé le même état d’esprit.  Sur le terrain, « Shaqoubou » harangue la foule avec ses contres et ses montées au panier, Edwige Lawson-Wade pénètre dans la raquette « à la Tony Parker », Cap’s shoot encore au buzzer,  Sandrine Gruda montre qu’elle est bien une des meilleures intérieures européennes et porte véritablement l’équipe…

A l’entraînement et en dehors des caméras, on retrouve aussi une équipe soudée et naturelle. Qui s’amuse. Et ça se voit. Même à très haut niveau, on sent le plaisir de jouer avec la balle orange. A l’échauffement, Pierre Vincent joue le filet lors d’un tennis-ballon. Les rires et la complicité sont sincères. Côté travail, répétition des systèmes de jeu puis les entraînements se finissent toujours par 1h de shoots. Qui rentrent. Encore. Et encore. Ce sont Sandrine et Cap’s qui restent le plus longtemps sur le terrain. Après les étirements ou le passage par les mains attentives des kinés, nos médaillées d’argent ont toujours du temps à consacrer pour leurs supporters. Une équipe, même au sommet, simple et accessible qui prend du temps pour les fans. Petits et grands. 

Vous pouvez revivre les coulisses de cet Euro avec la Minute Inside. 

27/06. Quart de finale : France – Suède
Après avoir survolé les phases de poule (notamment un 76-32 contre la Serbie), les Françaises affrontent des Suédoises outsiders qui n’ont rien du tout à perdre. Et ça se voit ! Les sœur Eldebrink affolent les statistiques. Mais avant le buzzer final, rien n’est jamais fini. Dans le money-time, trois shoots à 3 points de notre Cap’s permettent à la France de revenir. Une fin de match hallucinante ! Pour revivre le money-time de ce match haletant, cliquez ici.

28/06. Demi-finale : France – Turquie
Dans une salle chauffée à bloc, les Françaises démarrent très bien ce match avec un 8-0 d’entrée. Le jeu des Bleues se met bien en place, autant en attaque qu’en défense. L’écart atteindra 14 points au maximum. Cependant, rien n’est jamais fini. Au cours du dernier quart-temps, la Turquie revient à deux petites longueurs. Mais Sandrine Gruda, plutôt discrète en attaque ce jour-là, est bien présente pour replacer les Françaises à 4 points. Dans les dernières secondes, c’est encore Edwige Lawson-Wade qui garantie la victoire avec une passe décisive pour Emmeline Ndongue. Score final : 57-49. Les Bleues sont en finale !

30/06. Finale : France – Espagne
40 min. Les Bleues sont à 40min d’un titre qui leur tend les bras. Face à elles, une équipe d’Espagne qui a débuté la compétition favorite aux côtés de la France et qui est aussi invaincue lors du tournoi.

Deux équipes, une seule médaille d’or

Au premier quart, la France est vite dominée et doit faire face à des espagnoles plus agressives sur tous les secteurs. Dans le 2ème quart, la France s’accroche et revient grâce à une Sandrine Gruda adroite à mi-distance et un jeu offensif plus efficace à l’intérieur. La France revient à un point de l’Espagne à la mi-temps (35-36). Sandrine Gruda et ses 25 points maintiennent l’équipe de France dans la course au titre. A 1min50, c’est encore un shoot à 3 points de Céline Dumerc qui permet à nos Braqueuses de revenir dans le match avec un point d’écart. (68-69).  Sancho Lyttle, orginaire et Etats-Unis, met cependant en péril les espoirs français avec un shoot au buzzer des 24 secondes.

Un ultime braquage ?

Il reste 7 secondes. La France perd de 3 points. Temps mort de l’Espagne mais possession pour la France. Pierre Vincent utilise, en fin « magicien », ses temps morts pour voir la défense posée espagnole. Après un système qui n’a pas les effets attendus, Sandrine Gruda récupère le ballon dans la raquette et marque. Mais ce n’est que 2 points. Le buzzer retenti. Score final : 69-70. L’Espagne est championne d’Europe. La France est médaillée d’argent. 

L’au revoir Edwige Lawson-Wade et Emmeline Ndongue

Edwige Lawson-Wade l’avait annoncé : elle termine sa carrière sportive avec l’eurobasket en France. Quant à Emmeline Ndongue, cela a été la surprise. Elle l’a annoncé aux médias après la demi-finale. De grandes championnes qui vont nous manquer. Merci et respect les filles !

Lawson-Wade - sports.fr

Edwige Lawson-Wade termine son immense carrière sur cette médaille d’argent – Crédit photo : sports.fr

Un bel avenir qui s’annonce

Cependant, en dépit de la déception du moment, il faut saluer le magnifique parcours des Bleues. La preuve : dans le 5 majeur du tournoi, 2 françaises (Céline Dumerc et Isa Yacoubou) ont été alignées aux côtés de la suédoise Eldebrink et des espagnoles Lyttle et Torrens. On aurait très bien pu voir aussi Sandrine Gruda à la place d’Isa. Les cadres et stars des JO ont bien répondu présent. Tout comme le banc qui a été décisif et essentiel sur l’ensemble de la compétition. L’équipe de France, ce n’est pas seulement quelques joueuses-stars mais une équipe de 12 joueuses où le collectif prime. Côté jeunesse, on peut dire que la relève est assurée. Marielle Amant et Valériane Ayayi (seulement 19 ans, qui enchaîne avec le mondial des -19ans) ont découvert les compétitions officielles internationales avec l’équipe A. Quant à Diandra Tchatchouang, draftée par les San Antonio Silvers Stars (WNBA), malgré son jeune âge, elle fait déjà partie du 5 de départ.

Fait rare pour le basket féminin européen, le public a répondu présent avec des salles quasi-remplies sur l’ensemble de la compétition et à guichet fermés pour l’équipe de France. Les phases finales ont bien prouvé la valeur du basket féminin. Avec le mondial en Turquie l’été prochain, l’équipe de France féminine a donc de beaux jours devant elle. 

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A propos de l'auteur

Rédactrice basket féminin. Fan de Tony Parker, Edwige Lawson ou encore Sandrine Gruda. Veut devenir journaliste sportive. Optimiste avant tout. #Basketballneverstops

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