Les années 80-90, celles où les plus grands clubs italiens ont régné en maître sur l’Europe, cette période où ils ont pu ramener nombre de trophées au pays mais également où les stars NBA n’hésitaient pas à s’exporter de l’autre côté de l’Atlantique pour finir paisiblement leur carrière ou même relever des défis.

Oui, vous avez bien entendu, des légendes du basket  » made in US  » ont arpenté les parquets du championnat de nos amis transalpin ! Parmis les joueurs les plus connus de l’époque, on peut notamment citer Bob McAdoo, un des 50 meilleurs joueurs de l’histoire de la grande ligue américaine et introduit au Hall Of Fame depuis 2000. Déjà couronné de succès aux Lakers (champion NBA en 1982 et 1985), il décidera de ne pas prolonger avec les Sixers l’année suivante (29 matchs seulement) et de tenter l’aventure européenne  en s’engageant avec Milan. McAdoo remportera avec le club de la capitale lombarde 2 championnats (1987 et 1989), 1 Coppa Italia (1987) et sera 2 fois vainqueur de l’Euroligue (1987 et 1988). Après 7 ans en Italie, McAdoo affichera des stats de 26,6 pts et 8,6 rbds et se retirera en 1993 à l’âge de 42 ans. Sur les terrains de Serie A, il rencontrera de nouveau un autre NBAer qui n’est autre que Darryl Dawkins. Surnommé  » Chocolate Thunder  » par sa propension à fracasser les cercles, Dawkins jouera à l’Auxilium Turin de 1989 à 1991 avant lui-même de signer à l’Olimpia Milan.

Scène presque surréaliste où Bob McAdoo et Darryl Dawkins s’affrontent de nouveau… mais cette-fois ci sur les parquets italiens !

George Gervin sous le maillot de la Banco di Roma

On peut également citer d’autres joueurs tels que l’ancienne gloire des Spurs George Gervin (meilleur marqueur NBA en 78, 79, 80 et 82) qui évoluera avec la Banco di Roma durant la saison 1986-1987 pour une moyenne d’un peu plus de 26 pts par match. Artis Gilmore (nommé dans la NBA All-Defensive Second Team en 1978 et 6 fois All-Star) jouera lui pour la Fortitudo Bologne en 1988-1989 (12,3 pts et 11 rbds de moyenne). Dominique Wilkins, ancienne superstar des Hawks d’Atlanta fera lui aussi un passage à la Fortitudo Bologne en 1997-1998. Joe Barry Carroll, star avec les Golden State Warriors dans les années 80, effectuera une saison avec Milan en 1984-1985 et remportera cette même année le championnat et la Coupe Korać. Et puis, il y eu aussi le fameux Micheal « Sugar » Ray Richardson (4 fois All-Star NBA entre 1980 et 1985) qui, avant de poser ses valises à Antibes en 1994 (champion de France en 1995), aura fait le bonheur de la Virtus Bologne après une carrière NBA aux Knicks (de 1978 à 1982) et aux New Jersey Nets (1983 à 1986) et remporta notamment 2 Coppa Italia (1989 et 1990) et une Coupe des Coupes (1990). Mike Mitchell (All-Star en 1981 et meilleur marqueur avec les Spurs en 1984-1985 avec 22,2 pts de moyenne devant George Gervin 21,2 pts par match) évolua à Reggio Emilia de 1992 à 1999. Plus récemment, Earl Boykins (meneur d’1,65 m pour 57 kg, passé par les Nuggets de 2003 à 2007) signa avec la Virtus Bologne, lors de la saison 2008-2009, un contrat de plus de 2 millions d’€. Avant de devenir une star reconnue avec les Bucks et les Pistons, Brandon Jennings (17,5 pts et 8,3 pds après plus de 30 matchs joués cette saison) avait décidé de parfaire ses gammes en Europe à sa sortie de High School en choisissant de s’engager avec la Virtus Rome en 2008-2009. Jumaine Jones, 10,4 pts et 4,9 rbds avec les Bobcats en 2005-2006, s’était exilé à Naples (17,9 pts et 8,5 rbds en 2007-2008) avant de passer par Caserte et Pesaro entre 2009 et 2012. Enfin, on pourrait également citer le cas de Danny Ferry, 2ème choix de draft en 1989 par les Clippers, qui préféra la même année s’expatrier en rejoignant le Messaggero Roma (plus de 23 pts et 6 rbds par match) et qui ne confirmera jamais les attentes placées en lui à son retour en NBA un an plus tard.

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