Né un 10 août à Mount Vernon, dans l’était de New-York, Andre est très vite destiné à faire carrière dans le basket. Avec un physique de déménageur, 2m08 pour 122 kg, il ne peut que s’imposer dans la raquette !

Au lycée, à St. Thomas More dans la ville de Oakdale (Connecticut), il remporte le championnat national. En 2010, il écrit, pour le moment, la plus belle ligne de son palmarès : champion du monde des 17 ans et moins. Il est donc normal qu’il figure parmi les lycéens les plus prometteurs. Après son année lycée, beaucoup d’universités se bousculent pour enrôler le géant originaire de Mount Vernon : Kentucky, Louisville, Georgetown ou encore West Virginia. Son choix se fait en fonction d’un seul critère : le championnat NCAA de la saison précédente. Il choisit donc l’université du Connecticut qui a été sacrée championne en 2011, soit l’année d’avant.

Place à l’université ! 

Sa première année universitaire n’est pas celle qu’il imaginait : 10 points, 7,6 rebonds et 2,7 contres en 28 minutes. Une moyenne plus que décevante pour le pivot des Huskies. Côté collectif, ce n’est pas ça non plus : les Huskies, derniers champions de NCAA, sont sortis dès le premier tour. Une énorme désillusion pour l’université et les joueurs. Suite à cette année galère, sa côte pour la draft NBA descend en flèche (bon nombre d’observateurs le voyaient dans le top 3) mais reste tout de même dans le top 10, surtout dû à sa grande taille.

« Honnêtement, je pense qu’elle est due simplement à la façon dont j’ai joué à UConn. Je n’ai pas eu ma meilleure année. Nous avons perdu au premier tour et je pense qu’il y avait beaucoup de poids sur mes épaules sachant que je ne jouais pas de la façon dont j’étais supposé jouer. »

NBA Baby !

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Lors de la draft NBA de 2012, Andre Drummond est choisi en 9ème position par les Detroit Pistons. 1 an après le début de sa carrière, Andre se trouve dans un effectif des Pistons très remanié puisque dans le 5 de départ, trois nouveaux joueurs font leur apparition : J. Smith (Hawks), B.Jennings (Bucks) et K.Caldwell-Pope (8ème position draft 2013). Ce qui ne change pas pour lui, c’est son association avec Greg Monroe. Les deux font du bon boulot dans l’intérieur, ce qui devient une arme pour la franchise de Detroit. Les Twins Towers (surnom donné à Monroe & Drummond) montrent à toute la NBA qu’il est toujours aussi important d’avoir des intérieurs dans le jeu moderne malgré la tendance du moment qui est de bourriné à 3 points dont les Houston Rockets en sont les spécialistes.

Cette saison est une saison plus que révélatrice du talent d’Andre puisqu’en 38 matchs, Andre a réussi 27 double-double ! Il est 2ème du classement derrière l’intenable Kevin Love qui en comptabilise 32 mais devance le monstrueux Blake Griffin qui a une unité de moins. Des statistiques plus qu’impressionnantes quand on sait qu’il ne s’agit que de sa 2ème saison en pro.

Un jeune avec une bonne mentalité, c’est rare !

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Beaucoup de jeunes joueurs qui évoluent en NBA sont soit trop discret soit ouvrent beaucoup trop leur bouche mais le numéro 0 des Pistons a une toute autre mentalité. Il l’a prouvé lors d’un match du 15 décembre où il a inscrit les prénoms des 26 victimes de la tuerie dans l’école primaire de Sandy Hook lors du 1er anniversaire commémoratif. Un geste que peu de joueurs peuvent se « vanter » d’avoir réaliser.

Lors d’un certain match face à Rockets, Drummond démontre une nouvelle fois qu’il a une mentalité a part. Le 21 décembre, les Pistons affrontent les Rockets et perdent salement : 114-97. Howard réussit un gros match avec 35 points et 19 rebonds ce qui met clairement Drummond à l’amende. Chose irréaliste dans la ligue, Drummond remercie Howard de l’avoir écrasé lors de ce match ! Il le remercie car grâce à lui (Howard), Andre voit qu’il a encore énormément à faire pour être dans les tout meilleurs pivots de la ligue. Le joueur des Rockets expliquera plus tard qu’il adore Andre car c’est un joueur exemplaire et talentueux, ajoutant même que s’il continue ainsi, il pourra être dans les plus grands noms de la NBA. Rien que çà.

« Je l’ai remercié. Je lui ai dit merci de m’avoir appris quelque chose « , a déclaré Drummond. « C’était ma première fois face à lui, c’était vraiment une expérience d’apprentissage pour moi. »

Andre est, à l’heure actuelle, une arme pour la franchise de Detroit. Certes il commet plus de fautes que la saison précédente, mais il marque plus, gagne plus de rebonds et réalise plus de contres que l’an passé. Avec Greg Monroe, il est donc l’arme offensive numéro 1 pour les Pistons puisque J.Smith et B. Jennings sont bien trop irréguliers et que le jeune KCP est encore loin d’avoir trouvé ses marques. On le sait tous, les Pistons sont dangereux dans l’intérieur. Mais malgré ce duo de feu, Maurice Cheeks va devoir sacrifier un des géants de la Motown à cause d’un J.Smith qui en fait qu’à sa tête. A la base en poste 3, ce dernier glisse très vite dans la raquette dès que l’un des Twins Towers sort ce qui rend l’un des deux inutiles. Monroe est pressentit à être ce joueur. Greg, de son prénom, devrait demander un salaire exorbitant à la fin de la saison à la franchise d’une des villes les plus pauvres des Etats-Unis et il est impensable de se dire qu’Andre Drummond ne pourrait pas être l’avenir de cette franchise.

Andre Drummond représente à coups sûr l’avenir des pivots de la NBA. Tous les fans des Pistons espèrent qu’il restera toute sa carrière ici. Quoi qu’il en soit, Andre a déjà la capacité de rivaliser avec les plus grands. Ca, combiné à une telle mentalité, Andre Drummond laissera sa trace à l’encre indélébile à coups sûr sur cette ligue.

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