Washington, capitale fédérale des Etats-Unis où est situé la franchise des Wizards me direz-vous. Mais surtout une des bonnes surprises de cette saison 2013/14 emmenée notamment par le duo John Wall – Bradley Beal. Il est vrai que voir cette équipe se porter aussi bien paraît presque incroyable tant les résultats n’ont pas été au rendez-vous… sur les 25 dernières années !

Le duo John Wall – Bradley Beal fait le bonheur des Wizards cette saison. Un avenir qui s’annonce brillant ?

D’accord, il y a bien eu la fameuse période où le trio Arenas-Butler-Jamison faisait rêver toute la ligue (qualification pour le 1er tour des playoffs durant 4 années de suite avec notamment une demi-finale de conférence perdue en 2005 face au Heat de Dwyane Wade 4 manches à 0 et des échecs successifs au 1er tour face aux Cavs de LeBron James) mais peut-on pour autant parler d’une équipe qui a joué les premiers rôles ou même candidate au titre suprême ? Clairement pas. Et pourtant, à une époque qui peut sembler aujourd’hui lointaine, cette franchise était une des meilleures de la ligue et a même remporté un titre NBA !

Caron Butler-Gilbert Arenas-Antawn Jamison, le trio gagnant de la franchise entre 2005 et 2008

Nous sommes en 1977 , la franchise de Washington se nomme encore les Bullets. Les stars de l’effectif répondent aux noms de Elvin Hayes et Wes Unseld. Lors de cette saison 1977/78, Washington va se classer 3ème de la conférence Est avec 44 victoires et 38 défaites devant des clubs tels que Cleveland, New York et Atlanta mais derrière les Spurs et les Sixers. Durant cette période, seuls les six premiers se qualifient pour les playoffs (le changement interviendra lors de la saison 1983/84 avec 8 équipes qualifiées) et le 1er tour se joue au meilleur des 3 matchs (le premier à 2 victoires est qualifié au second tour). Les Bullets élimineront tout d’abord les Hawks (2 victoires à 0) avant de battre ensuite les Spurs de George Gervin (4 victoires à 2) en demi et les Sixers de Julius Erving en finale de conférence (4 victoires à 2).

Elvin Hayes en couverture du célèbre magazine Sports Illustrated

Les Bullets sont de nouveau en finale pour la 3ème fois de leur histoire ( » sweepé  » 4 – 0 par les Bucks en 1971 et par les Warriors en 1975) mais cette fois-ci, ils ont bien l’intention d’en découdre avec leurs adversaires et veulent mettre la main sur le trophée tant convoité. Leurs adversaires ne sont autre que les SuperSonics de Seattle qui se sont débarassés tour à tour des Lakers (2-1), des Blazers (4-2) et des Nuggets (4-2) avant de parvenir à la finale.

Le Game 1 a lieu au Seattle Center Coliseum et Washington a une avance de plus de 19 pts dans le 4ème quart-temps grâce aux 27 points de Kevin Grevey et aux 21 points d’Elvin Hayes. Sous l’impulsion de Fred Brown (16 points dans les 9 dernières minutes pour 32 au total), les Sonics entament un comeback et s’imposent finalement de 106 – 102.

Les Bullets prennent leur revanche au Game 2 disputé au Capital Centre de Washington. Wes Unseld fait un énorme travail défensif sur les intérieurs adversaires (Marvin Webster et Jack Sikma) et va terminer avec 15 rebonds alors que dans le même temps Bob Dandridge (34 pts) et Elvin Hayes (25 pts) font eux aussi le boulot pour une victoire 106 – 98 à domicile.

Dans le Game 3, les Bullets s’inclinent d’un rien sur le score de 92-93 en faveur de Seattle.

Les Sonics ne pouvant jouer dans leur salle pour le Game 4 (suite à l’organisation d’un autre événement), le match se déroule bien à Seattle mais au Kingdome qui, à l’occasion du match, va accueillir plus de 39 000 spectateurs ! Washington parviendra à s’imposer 120 – 116 après prolongation !

Un record d’affluence qui reste gravé dans l’histoire du sport américain: 39 457 spectateurs au Seattle Kingdome le 30 Mai 1978 !

Le Game 5 sera remporté par les Sonics 98 – 94 alors que les Bullets vont s’offrir le Game 6 sur le score de 117 – 82 grâce notamment aux 19 pts d’un certain Mitch Kupchak (aujourd’hui GM des Lakers) et aux 12 pts et 12 rbds de Greg Ballard.

Wes Unseld à la bataille du rebond face à Jack Sikma

Le Game 7, décisif pour l’obtention du titre et qui se joue à Seattle, verra les hommes de Dick Motta (qui coachera la franchise de la capitale fédérale de 1977 à 1980) prendre le dessus sur les Sonics de Lenny Wilkens (ancien joueur de l’équipe de Seattle de 1968 à 1972 et qui en deviendra coach par la suite). En toute fin de match, alors que le score est de 101 – 99, Paul Silas décide de faire faute sur Wes Unseld. Ce dernier tourne à seulement 55 % aux lancers-francs durant les playoffs… et parvient tout de même à inscrire les deux shoots les plus importants sur la ligne ! Bob Dandridge va lui définitivement celler la victoire des Bullets sur un dunk en toute fin de match. Score final 105 – 99.

Les joueurs de Washington peuvent exulter, après 2 finales perdues séchement les années précédentes face à Milwaukee et Golden State, ils sont enfin champions NBA (4 victoires à 3 dans la série) ! Ce titre de 1978 est le premier (et le seul) dans l’histoire de la franchise. Un an plus tard, en 1979, les Seattle Supersonics prendront leur revanche en l’emportant face à cette même équipe des Bullets (4 victoires à 1) mais nul doute que Hayes, Unseld et leurs coéquipiers ont eu le sentiment du devoir accompli et qu’ils n’auront pas manqué de rendre les fans de la capitale américaine fiers de leur équipe de basket en cette journée du 7 Juin 1978.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.