Jeune français ayant choisi le parcours universitaire américain, Arthur Framery a accepté de nous parler de son parcours.

Présentation :

Parlons Basket : Bonjour Arthur, peux-tu te présenter rapidement à nos internautes (nom, surnom, âge, taille, poids, ville actuelle, poste, club actuel…) ?

Je m’appelle Arthur Framery, mon surnom ici est Frenchy ou « finobili » (un mix entre Ginóbili et frenchy car il paraîtrait que je m’inspire de la star des Spurs), 22 ans, 1m 93, 90 kg.

PB : Comment as-tu découvert le basket, et à quel âge ?

Au club d’Igny dans l’Essone, où ma mère est maintenant présidente.

PB : Quel est ton parcours (du premier club jusqu’à ta carrière professionnelle) ?

Dans l’ordre : Igny, Massy-Palaiseau, St-Die (loraine), Paris-basket-Racing, Aix-mauriene, preps school dans l’Ohio, preps school dans le mississippi, Mississippi Valley State University, Spartanburg Methodist College

PB : Nous savons maintenant que tu es arrière, mais peux-tu décrire un peu plus ton style ton jeu ? Quels aspects de celui-ci dois-tu encore travailler ?

Ici je suis le typique joueur européen, ma force est mon shoot extérieur, ce qui ouvre le jeu pour mes coéquipiers, et me donne l’opportunité d’avoir des lay-ups faciles, et des shoots après un ou deux dribbles.

J’aimerai être plus fort physiquement même si j’ai déjà beaucoup progressé, mais le progrès ça devient une drogue, on veut toujours faire mieux !

Questions d’actualités :

PB : Pourquoi avoir choisi l’aventure universitaire ?

Je pense que de venir aux USA m’a ouvert beaucoup plus de porte que ce soit sur le plan basket ou scolaire. Je vis une expérience de « malade », joue sur ESPN dans des stadiums qui n’ont rien à voir avec les nôtres en France. J’apprends un autre style de jeu qui ne fait que m’enrichir. Je continue ma formation en tant que basketteur.
Je parle anglais couramment, ce qui est pas négligeable au 21ème siècle. À la fin de mon cursus j’aurai un diplôme en business international.

PB : L’adaptation a-t-elle été difficile ?

Oh oui !!! J’ai dû apprendre la langue ! Heureusement que j’avais mon coéquipier Maxime Tondre (qui est aussi aux US), qui était mon traducteur attitré.

PB : Quelle relation as-tu avec ton coach ?

Ici, il y a le head coach et les assistants coach. Le head coach c’est le Boss, donc notre relation est « business », la même que tu pourrais avoir avec un président de club, même si il y a des petits moments de détente en dehors du terrain et quand nous sommes en « road trip ». Les assistants sont plus proches de nous, pour la partie académique, ou pour tous ce dont on aurait besoin.

PB : Quel regard portes-tu sur les premiers mois de compétition autant sur le plan collectif, qu’individuel ?

Chacun a son rôle sur le terrain, et tu dois rester dans ton rôle si tu veux avoir du temps de jeux. La langue était une barrière au début, mais cela est rentré dans l’ordre après quelques mois, le jeu était vraiment basé sur le 1 contre 1. J’ai du apprendre à jouer différemment pour avoir ma part du gâteau.

PB : As-tu remarqué des différences dans le basket universitaire et le basket européen ?

Beaucoup plus athlétique aux Etats-Unis, les joueurs sont plus grand, plus de corpulence, une aptitude à jouer le un-contre-un qui est supérieur. Néanmoins, le basket européen est plus développé dans tout ce qui est « stratégie », intelligence de jeu.

PB : Quels sont tes objectifs à court, et à long terme ?

Apres un changement de staff, j’ai du changer d’université, donc je suis actuellement dans un Junior College (qui a fini numéro 1 du pays l’année dernière 35-1), mon objectif a court terme est de réintégré une NCAA D1. À long terme, sans aucun doute, c’est de passer pro avec la NCAA. Où ? Je ne sais pas, je prendrai la meilleure des opportunités, je suis très bien entouré et conseillé, donc je ne suis pas inquiet.

PB : L’équipe de France : un rêve ? Un objectif ?

Un rêve d’enfant, et un objectif parmi tant d’autres.

PB : Encourages-tu les jeunes basketteurs ayant un parcours un peu similaire au tiens en équipes jeunes, à faire de même ?

Oui, de croire en leurs rêves. Je suis le pur exemple que tout est possible, j’ai un parcours qui n’a pas été idyllique (comme des jeunes qui passerait par l’INSEP). Mais j’ai une chose qu’on peut pas m’enlever ; j’ai travaillé dur et jamais laissé un coach ou qui ce soit détruire mes objectifs. A partir du moment ou quelqu’un veut m’aider, je suis une vraie éponge et j’essaye d’apprendre le maximum de son expérience et de ses connaissances.

PB : Si tu avais le choix pour signer dans une franchise NBA, laquelle serait-ce ?

Orlando, car mon parrain et moi avons une maison à Orlando, et passons une partie de l’été la bas. J’aime beaucoup la Floride.

PB : Et un club de Pro A ?

Le Paris Levallois car ma famille serait capable de venir à tous mes matchs. Sinon, j’ai toujours rêvé de jouer pour Laurent Sierra, depuis tout petit j’allais voir ses matchs en tant que joueur. Grâce à un ami de la famille j’allais dans les vestiaires de Coubertin, et j’étais en extase devant le personnage. Je continue de le suivre en tant que coach et regarde toutes ses interviews… bien animées ! (rires)

Quel est ? :

PB: Quel est ton idole ?

Mon grand-père. Mais si on se réfère au coté sportif : J.J. Redick.

PB : Le coach à remercier ?

Anthony Jenkins, mon personnel trainer. Je le vois pendant mes vacances, dès que je suis  » off  » avec mon université, il me fait progressé sur le terrain mais surtout en dehors.

Nous avons un Camp qui a eu sa première édition l’été 2013. Un vrai succès. On attend un bon nombre de participant pour la deuxième édition.

PB : L’adversaire le pire à jouer ?

Moi, je suis mon plus grand adversaire… Je peux dire ça ?

Marshal Anderson de Ole Miss, si ce joueur met deux shoots d’affilée il ne s’arrête pas.

PB : Ton rituel d’avant match ?

Je suis concentré, pense à tout mes leitmotivs…, visualise ce que je dois faire sur le terrain, pense aux « scouts ».

PB : Ton move préféré ?

L’Euro-step.

PB : Ton match référence ?

Mon premier match en NCAA première division, contre Ole Miss, une ambiance de folie des sensations inoubliables.

PB : Ton pire souvenir en tant que basketteur ?

Quand la NCAA ne m’a pas autorisé à jouer ma première année. Les représentants de la NCAA sont entrés dans le vestiaire, et m’ont annoncé que la NCAA voulait ouvrir une enquête (ce qui est fréquent avec les internationaux), 10 jours avant le premier match.

PB : Michael Jordan ou LeBron James ?

Michael Jordan.

PB : Ton cinq idéal ?

Shaquille O’Neal, Larry Bird , Michael Jordan, Kobe Bryant, Magic Johnson.

PB : Ta musique du moment ?

Mike Posner – We Own It

PB : Ton plat préféré ?

Raclette.

PB : Ton film du moment ?

Ride Along (dernier film de Kevin Hart et Ice cube).

A propos de l'auteur

Fondateur du projet Parlons Basket. Grand passionné de Sport, et principalement de Basket. Supporte les New York Knicks et l'ASVEL Basket.

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