Après une saison rookie prometteuse sous le maillot des Nets en 2011-2012, MarShon Brooks a connu une longue traversée du désert avant de poser ses valises aux Lakers. À 25 ans, le nouvel arrière angelino va-t-il enfin montrer toute l’étendue de son talent ?

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Dans une saison sans saveur pour les Lakers, les avantages du tanking et d’avoir un effectif composé principalement de joueurs en fin de contrat, permettent à certains d’entre eux de se révéler au grand jour. La belle histoire en début de saison de Kendall Marshall en est la preuve, aujourd’hui c’est au tour de MarShon Brooks de pointer le bout de son nez.

Joueur talentueux au possible, MarShon Brooks avait livré en 2011/2012 une première saison au sein de la grande ligue plus qu’encourageante sous le maillot des New Jersey Nets. L’arrière natif de l’État tournait en moyenne à 12,6 points par match et laisser présager un bel avenir pour la suite de sa carrière. Mais le déménagement à Brooklyn l’année suivante, l’arrivée de Joe Johnson et une blessure pied ont freiné son envol.

Transféré cet été aux Celtics en échange des deux futurs « Hall of Famers » Garnett et Pierce, MarShon Brooks devait remettre les pendules à l’heure et reprendre son ascension à Boston. Avec la faible concurrence sur le poste 2 (Jordan Crawford, Avery Bradley et Courtney Lee), MarShon Brooks pouvait prétendre à un spot de titulaire, seulement son coach Brad Stevens ne lui a jamais réellement laissé sa chance. Dix petits matchs joués et quelques passages en D-League en trois mois de compétition, Brooks est prié d’aller voir ailleurs. Mi-janvier, l’ancien étudiant de Providence est envoyé à Golden State, même son de cloche, il ne se contentera que des miettes.

À peine un mois plus tard, les Warriors mettent la main sur le meneur remplaçant des Lakers, Steve Blake et envoient en échange MarShon Brooks et Kent Bazemore. L’arrière retrouve aux Lakers son ancien coéquipier et ami Jordan Farmar, mais surtout il va pouvoir évoluer aux côtés de son idole : Kobe Bryant.

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Dans un effectif où l’infirmerie déborde et où le système de Mike D’Antoni met en valeur les lignes extérieures, Brooks a une carte à jouer pour enfin s’exprimer. Sportivement les Lakers ne jouent plus rien, si ce n’est l’obtention du meilleur choix de draft 2014 possible. « L’après Kobe » commence dès cet été, les Lakers seront très actifs sur le marché des free agents mais aussi à la draft pour tenter de décrocher un rookie tout de suite opérationnel. L’arrière de 25 ans, free agent cet été, a 2 mois pour convaincre les dirigeants de Los Angeles de lui offrir un nouveau contrat. Aux côtés de son mentor tout désigné Kobe Bryant, MarShon Brooks peut se révéler en cette fin de saison et ses cinq premières prestations en sortie de banc laissent entrevoir que le gamin a tout pour briller sous le maillot pourpre et or.

La ressemblance entre les deux hommes ne fait plus aucun doute tant MarShon Brooks mime le jeu et les moindres mouvements du « Black Mamba ». Au delà de la ressemblance physique, on retrouve beaucoup d’attitudes propres à Kobe Bryant dans sa jeunesse : gros potentiel offensif, même gestuelle, mêmes feintes de tir, même capacité à maîtriser son corps dans les airs, mêmes mimiques sur les dribbles et certains appuis. Brooks a encore énormément de progrès à faire (surtout en défense) avant de pouvoir tenir la comparaison. Cependant, au contact de lui, nul doute qu’il va apprendre tous les secrets de la légende et que « Vino » va se faire un plaisir de peaufiner le garçon.

Si MarShon Brooks continue de copier son maître, qui lui-même à copier le sien pendant longtemps, les Lakers ne tiendraient-ils pas alors sous leurs yeux le successeur de Kobe Bryant ou une énième étoile filante ?

 

Sa performance (23 points) face aux Sacramento Kings :

Les statistiques de MarShon Brooks depuis son arrivée en NBA : Capture d’écran 2014-03-02 à 00.13.18

A propos de l'auteur

A dû porter des lunettes très tôt en raison des passes aveugles de Jason Kidd. Idolâtre Kobe Bryant même dans le Colorado et Penny Hardaway à sa grande époque. Adepte du money time dans n'importe quelle position, roi du panier à 3-points qui compte 2 à cause des lignes trop larges du terrain.

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