Perpignan l’a facilement emporté hier soir au Havre. L’équipe normande a subi sans pouvoir sortir la tête hors de l’eau face à une équipe perpignanaise une classe au-dessus. (51-72). Un score qui reflète bien le fossé qui sépare les deux équipes.

LE HAVRE – PERPIGNAN  51-72  (16-6, 23-15, 15-19, 18-11)

Perpignan et Le Havre avaient déjà joué – et gagné – samedi soir, et la fraicheur physique était l’une des grosses interrogations d’avant-match.

Paris-Normandie : La réponse ne tardait pas avec une énorme maladresse des deux côtés qui figeait la marque à 5-3, ce qui allait être l’ultime avantage en faveur d’Aplemont sur un tir primé de Joelly Belleka. Quatre minutes s’étaient écoulées, le temps certainement pour Perpignan de se chauffer, de prendre la température normande. Le temps aussi pour Fabienne Constant de lancer les offensives. Six minutes plus tard, alors que seule Aïda Fall avait réussi à percer le panier, les Catalanes finissaient par trouver les failles défensives pour prendre une confortable avance (6-16, 10e).

Avec 11 % d’adresse, un jeu sans engagement ni agressivité, les Aplemontaises ne pouvaient pas espérer mieux en poursuivant sur ce rythme. La fatigue était bien dans leur camp pour ne pas oser penser au manque d’envie, tandis que Perpignan récitait ses gammes pour transpercer à volonté et avec bonheur la défense locale. Un jeu si lent d’un côté, une domination si évidente de l’autre que les arbitres n’avaient eu à siffler avec parcimonie que 11 fautes dans cette première mi-temps. Une période qui vit s’envoler les Pyrénéennes grâce à une adresse complètement retrouvée de Fatou Dieng (11 pts) et un 55 % général qui tranchait nettement avec le 26 havrais (21-39, 20e).

Pire était-il possible ? Allaient-elles laisser longtemps leurs hôtes faire une promenade de santé ? Comme d’habitude, le passage aux vestiaires leur redonnait un peu de mordant. Aïda Falla sortait le grand jeu, Mélissa Mendes un tir primé salvateur et bientôt Perpignan voyait sa confortable avance fondre comme neige au soleil (35-43, 27e). Un 14-4 qui obligeait François Gomez à prendre son premier temps mort. Une réorganisation qui envoya cette fois définitivement Aplemont à son seau et sa pelle… Car une série de sept tirs primés suivit, le fait de Pauline Lo, Fatou Dieng et Margaux Okou… De 43-54, la marque passait à 43-72 ! Sans commentaire, ou plutôt un seul : une classe d’écart…

Ce n’est pas par hasard que Perpignan est allé battre Calais dans le Nord et ce n’est pas par hasard qu’hier soir, Aplemont a pris une leçon de basket. Les filles de Laurent Chamu ont malgré tout eu le cran de se battre jusqu’au bout dans cette seconde période, avec leurs moyens (51-72).

A noter que les 2 équipes se retrouveront dès samedi à Perpignan pour le match retour.

Les réactions des deux entraineurs :

François Gomez (entraîneur, Perpignan): « Je n’étais pas très serein avant le match car Aplemont a des joueuses de qualité. Mais, nous avons fait un bon match offensif. Mes joueuses ont l’expérience, la maturité puisqu’elles ont toutes joué en Ligue Féminine. Le Havre n’a pas démérité et est une équipe compétitive. Fatou Dieng et Pauline Lo ont maîtrisé leur sujet dans ce match. »

Laurent Chamu (entraîneur, Le Havre) : « Perpignan a une super équipe de ligue féminine avec une adresse phénoménale. Les joueuses ont géré le match comme elles le voulaient. Pour gagner un match comme cela, il aurait fallu être très adroit. Seul Aida Fall a été au niveau. Maintenant, il faut récupérer, car nous n’avons pas l’habitude d’enchaîner les matches. Les joueuses de Perpignan nous étaient supérieures. »

Les stats : LE HAVRE: Belleka 3, Balic 5, Misset 3, Nauleau 2, Fall 23, Ousfar 4, Mendes 11

PERPIGNAN : Constant 9, Dieng 17, Datchy 8, Okou-Zouzouo 12, Lo 18, Bertal 8

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