Océane Monpierre est une joueuse du centre de formation de Bourges. Elle a joué ses premières secondes en Euroligue avec Bourges face à une équipe un peu particulière : Ekaterinbourg et son armada d’All-Star. Elle revient sur ce moment.

Parlons-Basket : Bonjour Océane, comment es-tu arrivée au centre de formation de Bourges ? 

Océane Monpierre : J’ai commencé le basket en club il y a 5-6 ans au New Star (un club de Pointe-à-pitre en Guadeloupe). J’ai appris le basket grâce à mon entraineur qui s’appelle Marie-Laure. Jusqu’à ce que je rentre à Bourges, j’ai fais deux autres clubs, j’ai notamment rejoins le CREPS de Guadeloupe. J’ai fais un premier camp national et je suis rentrée un an en avance au centre de formation de Bourges. L’année d’après, j’ai refais le camp national avec ma catégorie, les tests INSEP. Comme je n’ai pas été prise, j’ai fait le choix de rester à Bourges. Et donc, c’est ma troisième année à Bourges cette saison !

PB : Lorsque tu es arrivée à Bourges, pensais-tu intégrer l’effectif pro ?

OM : Franchement, pas du tout ! D’ailleurs, je ne pensais même pas jouer un jour à Bourges, parce que vraiment, le basket j’en faisais par passion. C’est vraiment aller très vite, j’ai juste pas réalisé comment je suis arrivée à Bourges. Et là, je ne réalise toujours pas comment j’ai fait pour intégrer cet effectif pro.

PB : Qu’est ce que ça représente pour toi de faire partie de l’équipe de Bourges et de toutes ces stars internationales ?

OM : C’est assez impressionnant ! Déjà au niveau du basket, la qualité de leur jeu et la rapidité ! Parce qu’on peut se dire qu’elles sont un peu plus âgées et donc un peu moins rapide. En fait, c’est tout le contraire. Elles sont plus rapides et plus performantes (rires).

PB : Tu as pu, cette année jouer tes premières minutes en Euroleague face à Ekaterinbourg… La plus belle écurie européenne. Tu manques de peu un tir à la dernière minute, on t’a vu tweeter et parler d’un rêve. Parle nous de cette soirée.

 

OM : Alors déjà, je ne peux pas dire que je rêve de jouer en WNBA, mais bon quand on joue au basket, forcément on rêve d’aller au plus au niveau. Et j’ai toujours admiré Brittney Griner et Diana Taurasi. Etre sur le banc contre Ekaterinbourg c’était quelque chose d’inexplicable en fait. J’ai pu voir mes idoles féminines de près.
Concernant mon tir, je n’ai pas réfléchi, comme je joue avec les pros à l’entraînement c’était dans l’enchaînement du truc… Ce n’est pas rentré, mais c’était pas le meilleur des tirs que j’ai pris. Je n’ai pas vraiment de regret par rapport à ça.

PB : Comment réussis-tu à lier basket professionnel (en LFB), le centre de formation (avec l’équipe de NF2), et tes études ?

OM : C’est un gros planning au quotidien, mais je tiens à dire avant tout qu’il faut être bien organisé. Je sors des cours, je prends le bus pour aller à l’entraînement. Mes cours sont aménagés par rapport à tout ça. Il y a un bon rapport entre les deux pour qu’aucune heure de cours ait lieu sur une heure d’entraînement. 

(Crédit photo : Chloé Berard – Union Féminine Angers Basket 49)

PB : Tu parles beaucoup des études. Vers quelles études comptes-tu te diriger ?

OM : Je veux faire une licence en Droit Économie et Gestion. Mais je ne veux en aucun cas délaisser cet aspect là.Il suffit d’une blessure, et tu as plus rien derrière. On m’a souvent répété ça et c’est pour ça que je mise vraiment sur les études. Après, est ce que je vais réussir à mêler les deux ? Pour le moment, je pense que c’est possible. Si j’arrive à faire ma licence, à la fin il faudra que je fasse un choix. Et on verra à ce moment là !

PB : Qu’est ce qui est le plus dur lorsque l’on commence à plonger dans le grand bain des professionnelles ? 

OM : L’anglais n’est pas vraiment une barrière. Même si je ne sais pas trop le parler, j’arrive à me débrouiller… Il y a l’impact physique, oui mais en fait tout n’est pas dans l’impact, donc je dirai pas vraiment que c’est une barrière. Ce qui est vraiment le plus dur, c’est sur la connaissance de jeu et la maîtrise des systèmes. Surtout que parfois, on a deux systèmes qui ont le même nom entre les différentes catégories…

PB : As-tu été bizuté en tant que rookie ?

OM : Non, non. Je ne fais que les entraînements donc je ne fais pas vraiment partie de la vie de groupe, la vie à l’extérieure. 

PB : Quelles sont les principales différences entre la NF2 et la LFB (tu as eu l’occasion de jouer en Coupe de France face à Mondeville) et l’Euroligue ?

OM : Déjà la réflexion… C’est vraiment le Q.I basket qui est différent. En NF2, on peut se permettre d’y aller en “freestyle” alors qu’en pro, que cela soit en Euroligue ou en LFB, il faut vraiment avoir un Q.I basket. Après c’est sûr, l’impact physique est différent. Mais si tu es intelligent, que tu connais tes atouts, tu n’as pas besoin d’aller chercher l’impact physique.

(Crédit photo : FIBA)

PB : Parlons un peu Equipe de France. L’été dernier, tu as été sélectionné avec les U16. Vous faites une médaille, malgré une défaite d’un point en demi contre l’Allemagne (43-44).

OM : Je suis une personne plutôt négative, alors du coup ce que je retiens vraiment, c’est la défaite d’un point contre l’Allemagne. On aurait pu en quelque sorte écrire l’histoire… Ça faisait longtemps que la France n’avait pas eu de médaille en U16, donc c’est vraiment la défaite qui m’a marqué. Maintenant, je suis contente de la place de troisième, ce fut ma première expérience en EDF et c’était vraiment une très bonne expérience. On m’a vraiment fait confiance, j’ai pu jouer mon jeu, c’est top.

PARLONS DE TOI

PB : Tu nous parlais tout à l’heure de quelques joueuses que tu admires… Finalement, y a t’il d’autres joueuses, joueurs dont tu es fan ?

OM : J’aime beaucoup le style de jeu américain. Au niveau des gars, enfin de la NBA, j’aime beaucoup Russell Westbrook. C’est un joueur vraiment complet.

PB : Quel est ton geste préféré ?

OM : (Réflexion). Un “In and Out”… Mais franchement, je n’ai pas vraiment de geste préféré.

PB : Tu rêverais de jouer dans quelle équipe ? Avec qui ?

OM : Evidemment je rêverais de jouer avec Brittney Griner et Diana Taurasi. Donc du coup, je dirai au Phoenix Mercury en WNBA.

PB : Quelle joueuse (au niveau de la performance sportive, sur une action ou autre) t’a le plus impressionné lors du match Bourges / Ekaterinbourg ?

OM : Diana Taurasi, elle m’impressionne beaucoup dans sa façon d’être. Sa manière de ne jamais douter… Elle prend ses tirs, elle ne doute jamais. Et ça clairement, ça m’impressionne.

REPARLONS DE LA RENCONTRE BOURGES / EKAT,
POUR DÉFINIR TA JOUEUSE IDÉALE…

PB : Pour son leadership ? 

OM : Johannah Leedham.

PB : pour sa dexterité ?

OM : Marine Johannes.

PB : pour son tir ?

OM : Diana Taurasi.

PB : pour sa lecture de jeu ?

OM : (Réflexion)… Diana Taurasi.

PB : pour ses qualités athlétiques ?

OM : Brittney Griner.

Un grand merci à Océane d’avoir pris le temps de nous répondre avec son planning chargé.
Bonne chance pour le reste de la saison, que cela soit avec les espoirs ou les pros.

A propos de l'auteur

« Certains veulent que ça arrive, d’autres aimeraient que ça arrive et d’autres font que ça arrive » A-t-on besoin de préciser son auteur ? Une référence pour n'importe quel basketteur !

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