Avec la dernière Lottery Draft et ses équipes qui s’en sont plutôt bien sorties, ou à contrario qui sont complètement passées à côté de la trappe (coucou Phoenix et Orlando), tout le monde a déjà fait ses petites spéculations, mais que se serait-il passé si les balles avaient rebondi ne serait-ce qu’une fois de plus ?

Rien que pour la Draft 2017, on efface les négociations, Brooklyn ferait une razzia énorme, rien que ça. C’est donc l’heure des « et si ».

La NBA offre Ewing aux Knicks

Pour ceux qui ne connaissent pas ce genre d’histoire, la NBA a aussi ses théories du complot. En 1985, les Knicks ont drafté un des plus grands joueurs de leur histoire, le pivot sans bague Patrick Ewing. Beaucoup ont parlé d’une enveloppe gelée après 30 ans sans que les Knicks n’aient eu le first pick.

La suite de l’histoire avec les Knicks, nous la connaissons, un pur joueur, une pure carrière dans la ville de Big Apple. Cependant, les chances d’obtenir le top pick à cette époque étaient nettement différentes. Les 7 équipes qui n’étaient pas en playoffs avaient la même chance (14.3%). Un phénomène qui a poussé certains joueurs ou franchises à appliquer ce qu’on appelle désormais le commun « tanking ». C’est notamment ce que l’ancien joueur des Hawks, Doc Rivers a déclaré à Bleacher Report

 « Dominique (ndlr : Wilkins) et moi avons été convoqués pour nous prévenir que nous allions manquer quelques matchs parce que nous n’étions pas assez classés bas. Il devait rester encore 40 matchs… »

Les Hawks auraient pu donc continuer la conquête des playoffs, face à des Bulls, Celtics, Pistons si Ewing était arrivé à Atlanta. Le vent aurait changé également si les Warriors ou les Clippers, franchises catastrophiques à l’époque avaient pu récupérer ce talentueux Patrick.

Les Sonics se retrouvent avec… Gary Payton

Comme tous ceux qui regrettent ces belles années d’une des villes américaines les plus sportives du pays, les fans se rappelent encore de l’année 1989-1990. Les Sonics du rookie Shawn Kemp finissent l’exercice avec un bilan de 41-41. 50% de victoires qui ne leur permettent tout de même pas d’aller en playoffs, doublés par les Houston Rockets.

Au lieu d’affronter les Lakers au premier tour des playoffs, les Seattle Supersonics se voient consolés d’un joli cadeau : le deuxième pick de la Draft. Bob Whitsitt, le général manager des Sonics se concerte alors avec ses collaborateurs.

« Payton est notre gars »

La décision est unanime, le joueur d’Oregon State débarque sur Seattle, mais que dire donc des Houston Rockets qui auraient pu récupérer un joueur de cette trempe ? Bien qu’ils aient drafté Kenny Smith, élément précieux de leur back-to-back en 1994-1995. Qu’auraient donc été les Sonics sans Payton lors de leurs Finals ? Que dire de Miami qui aurait pu obtenir Payton en 1990 ? L’histoire reste plutôt belle. De belles années pour Seattle et ses fans, deux titres pour Houston, un titre pour Payton, à Miami, la boucle est bouclée ?

 1996, l’embarras du choix

C’est certainement une des deux, voire trois drafts qui ont été les plus gros foyers de talents, superstars NBA. Sans aucun doute la draft où on entendra le plus souvent « Et si ». Que dire des Grizzlies, qui étaient encore à Vancouver cette année, que dire de leur bilan infâme (15-67) qui n’ont pas pu drafter un joueur comme Allen Iverson. Et si Philadelphie avait donc décider de miser sur un lycéen prometteur, natif de Pennsylvanie, un certain Kobe Bryant ? Une star montante 100% du coin qui aurait pu ramener un titre à la maison ? Mais encore, les menaces de Kobe de partir jouer en Italie, rendant le projet avec les Lakers complètement incompatible…

Faut-il vraiment parler du pick de Minnesota ? Et si les Wolves avaient décidé de ne pas échanger leur n°5 contre le n°4 de cette draft : Soit garder Ray Allen et laisser Stephen Marbury aux Bucks. Plus besoin d’attendre Boston pour voir Garnett jouer aux côtés de Jesus Shuttlesworth.

Le début d’une dynastie, dynastie nommée Spurs

Demandez à Gregg Popovich comment ses San Antonio Spurs sont devenus les porte-drapeaux de la NBA, et il désignera un joueur en particulier : Tim Duncan.

« J’ai toujours dit à notre groupe, à nos gestionnaires, à nos entraîneurs, à notre organisation que, après avoir réussi à drafter Tim Duncan, tout ce qui ne va pas bien pour nous, nous le méritons »

Il fallait énormément de chance pour pouvoir imaginer drafter celui qui allait devenir The Big Fundamental. L’élément déclencheur : Sean Elliott a manqué 39 matchs et David Robinson 76 pour cause de blessures menant les Spurs vers un bilan de 20-62. Les Spurs, avec la troisième meilleure chance d’obtenir le pick n°1, ont dépassé les Grizzlies de Vancouver et Boston Celtics pour le droit d’obtenir Duncan de Wake Forest en 1997.

Avec ou sans lui, San Antonio aurait été très compétitif. Robinson, MVP dans l’âme. Elliott n’était jamais tout à fait le même, bien qu’il soit devenu un acteur productif dans la rotation de Pop. Si les Spurs étaient bloqués au n ° 3, ils auraient pu accrocher le Chauncey Billups du Colorado, un futur MVP des finales.

Mais Duncan a assuré que San Antonio serait une puissance perpétuelle longtemps après que l’Amiral aie pris sa retraite. À Vancouver et à Boston, il aurait été un sauveteur de franchise et, dans le dernier cas, peut-être tiré la couverture à Paul Pierce, le choix n ° 10 en 1998. Joli tandem imaginaire.

2008, Derrick Rose à la maison

Le tirage au sort de 2008 n’a pas créé de théories de conspirations. Les Chicago Bulls, qui ont terminé la saison 2007-08 avec le neuvième meilleur record de la NBA et une chance de 1,7% de récupérer la première sélection… Vous voyez le scénario ?

L’arrivée de Rose devait être à la fois une bénédiction et, à certains égards, une malédiction pour les Bulls. En 2011, il est devenu le plus jeune MVP de l’histoire de la ligue au cours d’une saison où Chicago a remporté les 62 meilleurs matchs de la NBA et a craqué les finales de la conférence pour la première fois depuis l’époque de Michael Jordan. Au printemps suivant, Rose s’est blessé au premier tour des séries éliminatoires, provoquant un frustrant cycle de blessures qui a conduit à la suite de l’histoire que nous connaissons.

Et si Derrick Rose avait été drafté en deuxième position ? Avec une jeune Rose et un Wade de calibre MVP, peut-être qu’ils auraient rassemblé un Big 4 plutôt qu’un Big 3 et qu’ils écraseraient encore brutalement sur le reste de la ligue.

Beaucoup d’autres histoires existent concernant la Draft ou la NBA… Plus récemment les top picks de Cleveland, et si Wiggins avait été conservé aux Cavs… Peut-être que cette draft aura aussi son lot de surprises, en espérant que cela implique nos Français positivement !

Source: Bleacher Report NBA.

A propos de l'auteur

Amateur de baballe orange sous toutes ses formes, amoureux des joueurs qui se déchirent des deux côtés du terrain, en attendant que Kobe revienne aux Lakers, je nourris Brandon Ingram pour qu’il passe les 80 kilos.

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