Aujourd’hui, Kobe Bryant fête ses 39 ans. Retour sur les plus grands moments de ses 20 années de carrière.

 

SA DRAFT (26 juin 1996)

La draft 1996 est considérée comme la meilleur de tous les temps, en concurrence avec celles de 1984 et 2003. Et avec le recul, il est fou de se dire que Kobe n’en a été que le 13e choix. Son très jeune âge de l’époque (17 ans) explique en partie ce choix. Les Charlotte Hornets le sélectionnent, mais il sait déjà que son avenir ne se situe pas en Caroline de Nord. Lui et son agent veulent s’envoler aux Lakers. Tout est prévu, il est échangé le jour-même contre un certain Vlade Divac. Il est alors si jeune, que ce sont ses parents qui doivent signer son contrat.  Le début d’un long et fabuleux périple.

 

SLAM DUNK CHAMPION (8 février 1997)

Même si le Slam Dunk Contest de 1997 fut très médiocre, il a su placer le dunk qu’il fallait au second tour. Un rider puissant qui séduit le jury. Et c’est, mine de rien, une ligne symbolique dans son palmarès. Il devient le plus jeune joueur à remporter le concours. Il a 18 ans, n’est encore qu’un rookie, mais on peut déjà apercevoir la confiance inébranlable qu’il a en lui. La même confiance qui l’incitera, quelques semaines plus tard, à prendre trois tirs précieux face à Utah en playoffs. Les 4 airballs qui le changeront à jamais. Démarche de lascar, mimiques d’insolent, il arrive même au bras de la chanteuse Brandy (la Rihanna de l’époque pour les plus jeunes). Il est déjà charismatique et captivant. Un tueur. La « Black Mamba Attitude » est en marche.

 

LE THREEPEAT (2000-2002)

Associé à Shaquille O’Neal, ils ont ensemble composé l’un des tout meilleurs duo de l’histoire. De 2000 à 2004, ils disputeront 4 finales NBA et remporteront les 3 premières. À seulement 21 ans, il remporte son premier titre dans l’ombre d’un Shaq ultra dominateur. Un duo dévastateur se met en place, à l’image de leur célèbre alley-oop en finale de conférence, face aux Blazers. Premier gros fait d’armes : son game 4 face aux Pacers, en finale. Shaq se fait sortir pour 6 fautes et le jeune Kobe prend la relève. Alors qu’il revient doucement d’une blessure à la cheville, il domine la prolongation et inscrit la claquette décisive à 6 secondes de la fin, anéantissant les espoirs d’Indiana de revenir à 2-2 dans la série. La saison suivante, il délivre une série monumental face à Sacramento. Il termine le match 4 avec 48pts et 16 rbds et les Kings sont sweepés. Les Lakers ne perdent qu’un seul match de tous les playoffs et s’imposent 4-1 en finale face aux Sixers du MVP, Allen Iverson. Alors que le tandem implose dans les coulisses, sur le terrain il est toujours aussi dominant. Après une finale de conférence controversée face aux Kings, il accède à une nouvelle finale lors de laquelle les Nets se font balayer en 4 manches. C’est le threepeat ! L’année suivante, ils échoueront face aux Spurs. Puis celle d’après, en finale face aux Pistons de 2004, malgré un énorme shoot de Kobe pour arracher la prolongation, puis la victoire, lors du game 2. C’est la fin d’une ère.

MVP DU ALL-STAR GAME 2002 (10 février 2002)

Les grands champions se surpassent toujours dans l’adversité. Kobe l’a prouvé lors du All Star Game de 2002 qui se déroulait à Philadelphie. Originaire du coin, il est un peu chez lui. Et pourtant, il sera sifflé tout le match par les fans pour des propos déplacés qu’il avait tenu sur les Sixers. Il répond de la meilleure des manières en étant élu MVP du match pour la première fois. Une récompense qu’il glanera à trois autres reprises dans sa carrière (2007, 2009 et 2011).

 

SES 12 PANIERS À 3 POINTS EN UN MATCH (7 janvier 2003)

Ce 7 janvier 2003, il inscrit 45 unités face à Seattle, dont 12 paniers à 3pts sur 18 tentatives. Si aujourd’hui, les joueurs ont de plus en plus tendance à planter de loin, à l’époque, prendre feu de la sorte était beaucoup plus rare. Une performance hors du commun. Il a longtemps été détenteur de ce record qui fut égalé par Donyell Marshall et Stephen Curry, puis enfin battu par ce même Curry, l’an passé.

 

SON « BEHIND THE BACK REVERSE DUNK » CONTRE LES DENVER NUGGETS (11 février 2003)

Ben Wallace, Dwight Howard, Josh Smith, Yao Ming, Steve Nash, Emeka Okafor… Longue est la liste des victimes de ses poster dunks. On se souvient tous de ses nombreux dunks baseline avec feinte sous l’arceau, de son double-clutch reverse contre les New Orleans Hornets de Chris Paul… Mais le dunk le plus mythique et le plus référencé de sa carrière reste sans doute celui-ci :

 

SES 55 POINTS FACE À MICHAEL JORDAN (28 mars 2003)

Lors de la saison 2002/2003, Michael Jordan dispute sa dernière saison, sous la tunique des Wizards. Les Lakers sortent d’un threepeat et Kobe est surmotivé face à son idole de toujours, pour leur dernier affrontement. C’est le choc des générations. Le passage du relais. L’élève prêt à dépasser le maître. Kobe inscrit 55 points face à MJ, 42 en première mi-temps. Une performance des plus symboliques. Avec ses « 23 malheureux petits points », His Airness fait presque pâle figure. Mais cette année là, il a pu s’en aller sereinement, afin de laisser le trône à son meilleur héritier.

 

SES 62 POINTS EN TROIS QUART-TEMPS (20 décembre 2005)

Parmi les moments les plus mémorables de sa carrière, il faut forcément placer celui-ci. À la fin du 3e quart-temps le score est le suivant : Kobe Bryant 62-61 Dallas Mavericks. Irréaliste. À lui tout seul, il bat les Mavs. Le match est plié et il ne rejouera pas du dernier quart-temps. Un choix de Phil Jackson qui a laissé beaucoup de regrets car Kobe était en route pour aller beaucoup plus haut. Mais ce n’était que partie remise, puisque c’est qu’un mois plus tard qu’il inscrira ses 81 points au Staples Center. Entre ces deux matchs références, Kobe avait tourné à 43pts de moyenne sur 15 rencontres.

 

SES 81 POINTS CONTRE LES TORONTO RAPTORS (22 janvier 2006)

On y vient, donc. Le 22 janvier 2006, Kobe repousse de nouveau les limites du possible. Un mois après ses 62pts en 3 quart-temps. À quelques semaines du All-Star Game, dans un match de saison régulière des plus classiques, il va entrer dans la légende. Face aux Toronto Raptors, il inscrit un total de 81 points, 55 en seconde mi-temps. Deuxième plus gros total de l’histoire derrière les fameux 100 points de Wilt Chamberlain. À quelques secondes du terme du match, Phil Jackson le sort afin qu’il profite de l’ovation du Staples Center. Kobe rejoint le banc en levant son doigt au ciel. Une image gravée dans les mémoires et qui restera comme l’épilogue d’une soirée historique.

SON BUZZER BEATER CONTRE LES PHOENIX SUNS EN PLAYOFFS (30 avril 2006)

Lors du premier tour des playoffs 2006, les Lakers passent tout près de l’exploit. Les Phoenix Suns de Mike D’Antoni possèdent le 3e bilan de la ligue. C’est un vrai rouleau compresseur en attaque et on s’imagine les voir faire une simple bouchée du très faible supporting cast de Kobe. Mais les faits sont tout autre. Lorsque le buzzer retentit à la fin du match 4, les Lakers mènent la série 3-1, et Kobe serre le poing. Après un entre-deux remporté par Luke Walton, il récupère la balle derrière la ligne médiane, accélère sur sa main droite, se stoppe en tête de raquette et s’élève sur les têtes de Boris Diaw et Raja Bell. Filoche ! C’est déjà lui qui avait arraché la prolongation d’un petit floater. La fin de match la plus clutch de sa carrière NBA. Mais les Lakers sont face à plus fort qu’eux, et finiront par abdiquer en 7 matchs.

 

SA SÉRIE DE 4 MATCHS À +50PTS (16 mars-23 mars 2007)

Mars 2007. Les Lakers traversent une mauvaise passe et restent sur une série de 6 défaites consécutives, et le Black Mamba sur 2 matchs moyens. C’est le moment que le serpent choisit pour sortir son venin. 65 points contre Portland, 50 contre Minnesota, 60 à Memphis et enfin 50 à New Orleans. 225 points en 8 jours. 56pts de moyenne à 54% aux shoots, 51% de loin et 93% sur la ligne. Une série inouïe. Lors du match suivant, il n’inscrira que… 43pts. Pour une nouvelle victoire contre Golden State.

 

SON CLUTCH TIME EN FINALE DES J.O DE PÉKIN (24 août 2008)

Lors de la finale des Jeux Olympiques de 2008, à Pékin, son deuxième « chez lui », il affronte l’Espagne avec le statut de capitaine de l’équipe des États-Unis. Face à un autre pays qu’il affectionne, il ne fera preuve d’aucun sentiment. Comme il l’a souvent répété, un titre olympique représente plus qu’un titre NBA à ses yeux. Il vient de perdre la deuxième finale NBA de sa carrière, face aux Celtics, et ne compte pas revivre une déception encore plus forte. Alors que la fin de match est des plus serrées, il rentre un 3 points à 45° avec la cinquième faute de Rudy Fernandez. 4 points qui donnent 9 unités d’avance aux Américains, à un peu plus de 3 minutes de la fin du match. Alors que l’Espagne revient à 6 points, il rentre à nouveau un tir décisif à 1m10 du terme. Le match est plié. Il plante, en tout, 13 points dans la dernière période. Team USA est médaillée d’or et de retour sur le toit du monde !

 

SES 61 POINTS AU MADISON SQUARE GARDEN (2 février 2009)

« Vous êtes stupéfaits, mais vous n’êtes pas surpris » . Voilà comment l’un des commentateurs du match résumera cette performance. Si ses 81 points face à Toronto restent son plus gros carton et son match le plus célèbre, ses 61 points au Madison Square Garden représentent sans aucun doute sa plus belle partition individuelle. Nous sommes en 2009 et Kobe est en pleine force de l’âge. Le n°8 a laissé place au 24. Son basket et son leadership sont au sommet. Dans une des antres les plus mythiques du sport américain, il va donner une véritable leçon aux Knicks et y installer le record de points inscrits par un joueur. Quelques saisons plus tard, Melo et ses 62pts l’effaceront des tablettes. Mais il détient, par conséquent, toujours celui de l’adversaire le plus prolifique. Pour l’anecdote, il devait enregistrer sa voix pour le documentaire « Kobe Doin’ Work » de Spike Lee, quelques heures après. Il avouera après la rencontre qu’il n’aurait pas supporté de se faire chambrer par le plus célèbre fan des Knicks, il se devait donc de faire en sorte que celui-ci ne puisse rien lui dire. Pari réussi.

 

LE BACK-TO-BACK (2009-2010)

Après le départ de Shaq, « Vino » et les Lakers ont connu une période creuse. Jusqu’à l’arrivée de Pau Gasol en 2008, en provenance de Memphis. À son arrivée en cours de saison, Los Angeles compte déjà 30 victoires pour 16 défaites. Mais Kobe a désormais un lieutenant digne de ce nom et peut lutter pour le titre. En 2008, la première finale est perdue face à Boston, une cruelle désillusion face au rival historique. Mais qui sera vite atténuée l’année suivante. C’est le Orlando Magic de Dwight Howard qui se dresse sur la route des Lakers, qui partent largement favoris. Et les pronostics ne seront pas déjoués. Il donne le ton dès le Game 1 (40pts, 8rbds, 8asts, 2stls, 2blks). Champion en 5 matchs. Kobe a enfin gagné sans Shaq mais la victoire reste amère. Orlando n’est pas Boston. Il veut sa revanche et obtient gain de cause dès la saison suivante. Les Finales de 2010 sont incroyables d’intensité. Une vraie bataille. Il a dominé les tours précédents mais sur cette finale, il se retrouve en délicatesse avec son tir. La défense des Celtics ne lui fait aucun cadeau et les Lakers se retrouvent menés 3-2. Il enfile alors son meilleur costume de leader. Même s’il ne domine pas autant qu’attendu, chaque minute qu’il passe sur le terrain rend ses coéquipiers meilleurs. Kobe est en mission et veut le faire savoir. Lors du match 7, il offre le shoot décisif à Ron Artest avant d’aller inscrire deux lancers-francs plein de sang-froid. Les Lakers réalisent le back-to-back et Kobe est MVP des Finales pour la seconde fois.

DEVIENT LE MEILLEUR SCOREUR DE L’HISTOIRE DES LAKERS (1er février 2010)

Énormément de légendes du jeu sont passées aux Lakers. Donc forcément, devenir le meilleur scoreur de l’histoire de la franchise, à seulement 31 ans, reste un des plus beaux accomplissement de sa carrière. Ce soir-là, il inscrit la bagatelle de 44 points face à Memphis. Son 29e point est inscrit d’un dunk sur une contre-attaque. Le compteur affiche 25 193, il dépasse l’illustre Jerry West.

 

LE « AMNESTY GAME » (24 février 2013)

Lors de la saison 2012-2013, les Lakers montent une superteam avec les arrivées de Dwight Howard et Steve Nash. Mais la mayonnaise ne prend pas et les résultats sont décevants. Kobe n’est pas dans la meilleure forme de sa carrière, loin de là, et essuie beaucoup de critiques. Ce jour-là, Los Angeles se déplace à Dallas. Mark Cuban, qui n’a jamais sa langue dans sa poche, va jusqu’à proposer aux Lakers d’amnistier le Black Mamba afin de se débarrasser de son gros contrat et de faire de la place à Dwight Howard, qui arrive en fin de contrat. La remarque n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Kobe délivre une prestation de haut vol, sa plus aboutie depuis un moment. Il termine le match avec 38 points, 12 rebonds et 7 offrandes. C’est le début de la transformation pour lui, qui finira la saison à un très haut niveau de jeu pour assurer les playoffs aux Lakers. Des playoffs qu’il ne verra malheureusement jamais. Après le match, il se fendra d’un message à l’encontre du propriétaire des Mavs sur Twitter : « Amnesty That ». Ne jamais titiller un compétiteur.

 

DÉPASSE JORDAN ET DEVIENT LE TROISIÈME MEILLEUR SCOREUR DE L’HISTOIRE (14 décembre 2014)

Si dans les consciences collectives, Jordan reste supérieur à Bryant, il y a bien un classement dans lequel il pourra toujours se venter d’être devant son aîné. Celui des meilleurs marqueurs de l’histoire. Si Jordan restera meilleur à la moyenne, Kobe le dépassa au total de points ce soir de décembre 2014 où le temps s’est arrêté. Sur la ligne des lancers-francs. Comme un symbole, lui qui avait inscrit ses premiers points en NBA sur la ligne et qui conclura aussi de cette façon sa toute dernière sortie face au Jazz.

SES 60 POINTS LORS DU DERNIER MATCH DE SA CARRIÈRE FACE AU UTAH JAZZ (13 avril 2016)

À joueur exceptionnel, fin exceptionnel. Le Mamba est malade mais ne pouvait pas s’éteindre dans l’anonymat. Hors de question. À l’image de sa carrière, sa dernière danse ne pouvait pas être de l’ordre de l’ordinaire. Son pourcentage douteux est anodin. Il retrouve sa clutch attitude pour rentrer ses 5 derniers shoots, offre une dernière victoire à son équipe de toujours et se retire sur un parfait 60. Mamba Out…

 

A propos de l'auteur

Étudiant en com. Passionné de NBA depuis près de 15 ans grâce à la génération dorée du début des années 2000. Inconditionnel fan des Lakers depuis Kobe et Shaq.

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