Alors que le championnat de Pro A rependra ses droits ce week-end, certains joueurs français sans club resteront sur la touche. Le Syndicat National des Basketteurs, présidé par Johan Passave-Ducteil, dont la fonction principale est de représenter et de défendre les intérêts des basketteurs professionnels, leur vient en aide.

Le chômage n’épargne malheureusement pas le monde du basket. Il est difficile de garder le rythme et d’effectuer une préparation physique optimale pour un joueur dans cette situation. Le SNB est parti de ce constat pour proposer à ses adhérents un camp d’entrainement à la Hoop Factory de Paris, la semaine dernière, du 3 au 10 septembre. Au menu de ce camp : décrassage physique, dextérité et adresse ! Mais pas seulement, les joueurs ont également participé à des ateliers d’accompagnement et de reconversion en vue de la gestion de leur après-carrière  (gestion du patrimoine, formations professionnelles..).

Ce sont près d’une quarantaine de joueurs passés par la Pro A, Pro B ou NM1, qui ont pu reprendre le chemin des parquets, et retrouver des sensations. Parmi ces joueurs, on compte d’anciens internationaux comme Mickaël Gelabale ou encore Ali Traore, des joueurs confirmés à l’instar de Xavier Corosine, mais également d’autres jeunes joueurs. Il faut noter que le nombre de basketteurs en recherche de club n’a jamais été aussi important. Plusieurs facteurs peuvent venir expliquer ce phénomène :

  • en premier lieu, la réduction du nombre de JFL devant être alignés sur la feuille de match. Cette directive imposée par la commission européenne permet aux clubs de recruter plus de joueurs étrangers, notamment US qui sont généralement moins coûteux en terme de masse salariale qu’un JFL à niveau de jeu équivalent ;
  • en deuxième lieu, on pourrait pointer du doigt les agents de joueurs qui ont parfois tendance à surévaluer la valeur « basket » et économique de leurs joueurs, et peuvent se montrer gourmands vis-à-vis des clubs français au niveau des conditions financières. Il faut dire que les salaires des JFL ont explosé, et peut-être que les agents essaient d’en profiter un peu trop ;
  • on remarque enfin que les décideurs, entraîneurs et présidents peuvent parfois se montrer frileux à l’idée de lancer des jeunes et de leur donner des responsabilités.

A l’issue de ce camp, douze joueurs ont été sélectionnés pour participer au Tournoi des As de Brest, une occasion supplémentaire pour s’exposer et pourquoi pas décrocher un contrat.

Nous saurons dans les prochaines semaines si cette initiative a porté ses fruits et si les joueurs ayant pris part au camp SNB auront pu trouver un poste correspondant à leurs attentes, en France ou à l’étranger !

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