Sa mort est aussi perturbante que son talent était immense : voilà plus de trois décennies que le regretté « Pistol » Pete Maravich voyait son maillot retiré par le Jazz. Quelques petites années à peine avant son décès le 5 janvier 1988.


Les plus jeunes d’entre vous ne connaissent peut-être pas forcément Pete Maravich, joueur d’exception et figure de proue de la NBA des années 70. Cinq fois All-Star, maillot suspendu à 3 plafonds, celui que l’on surnommait « Pistol » demeure l’un des joueurs les plus élégants de l’histoire de la ligue.

Arrivé en NBA en 1970 après avoir tourné à un peu moins de 45 points de moyenne à l’université, Maravich a rapidement dominé son sujet. Mais en 1974, alors qu’il jouait encore aux Hawks, il se montrait déçu de l’attitude des fans envers lui, et semblait remettre en question son amour pour le basket. Un journaliste se souvient :

« Ça faisait seulement 4 ans qu’il jouait mais il disait qu’il n’avait pas besoin du basket, qu’il pouvait faire autre chose »

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Dans une interview donnée cette année-là, un Maravich visiblement toujours contrarié lâchait cette phrase au détour d’une question sur ses plans pour le futur :

« Je ne veux pas jouer 10 ans en NBA puis mourir d’une crise cardiaque à 40 ans »

Vous l’aurez compris au titre de cet article, c’est pourtant précisément ce qu’il s’est passé. Maravich a mis fin à sa carrière en 1980, 10 ans après ses débuts en NBA. Le 5 janvier 1988, fraichement intronisé au Hall of Fame (en 1987), il dispute un pickup game avec des amis. Ses dernières paroles sont les suivantes : « Je me sens bien, super bien ». Une minute après, il s’écroule victime d’une crise cardiaque. A 40 ans.

Une coïncidence qui fait froid dans le dos, et qui est venue ponctuer la vie chargée en drame du Pistol. Sa mère s’était suicidée à l’arme à feu quelques années auparavant, tandis que son père était décédé peu avant ce jour fatidique de 1988.

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A propos de l'auteur

Rédacteur en chef Parlons Basket & Parlons NBA. Chez RMC de temps à autres. Le sang-froid de Larry Bird, le mental d'Olivier Giroud.