NBA – Le conflit qui aurait pu changer le visage de la Dream Team 1992

Dream Team NBA gang france
(DR)

La Dream Team assemblée pour les Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 restera à tout jamais comme la meilleure équipe de basket de tous les temps… Et pourtant, cet effectif presque divin aurait pu être encore plus fort, si les tensions personnelles n’étaient pas entrées en jeu.

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La Dream Team 92′, c’est bien plus que du basket… C’est un phénomène de société, et surtout, un énorme coup géopolitique. Un an après l’arrêt de la Guerre Froide et l’effondrement du bloc soviétique, les États-Unis veulent, par le biais du basket, montrer au monde qu’ils sont une puissance inégalée, et inégalable.

Surtout que 4 ans plus tôt, à Séoul, les américains ont subi le pire des affronts : perdre en demi-finale face à l’URSS, équipe qui ira par la suite chercher l’or… Pour éviter qu’une telle déconvenue ne se reproduise, Chuck Daly, coach de Team USA à l’époque, compose la plus grande équipe jamais assemblée.

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12 joueurs, 11 Hall of Famers, certains au sommet de leur art, d’autres au crépuscule de leur carrière, mais quoiqu’il arrive, une collection de talents jamais vue. Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird, Charles Barkley… C’est un grand total de 117 sélections au All-Star Game qui débarque en terre ibérique !

Pourtant, cette équipe de rêve aurait pu devenir divine, en y ajoutant LE grand absent de l’épopée espagnole : Isiah Thomas, leader des Bad Boys de Detroit. Et contrairement à ce que la rumeur laisse entendre, Michael Jordan n’est pas forcément l’homme derrière cette décision. D’après Michael Wilbon d’ESPN, c’est une décision de groupe.

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Au moment de la sélection, Isiah et Magic étaient en embrouille. Larry Bird et Isiah étaient en embrouille. Scottie Pippen et Isiah étaient en embrouille aussi. Ça fait la moitié de l’équipe qui ne voulait pas jouer avec lui !

Pour être un peu plus précis sur cette affaire, il faut bien comprendre la relation qu’avait « Zeke » avec les membres de la Dream Team à l’époque. Par exemple, Isiah Thomas reprochait à Magic de ne pas être passé à la maternité lors de la naissance de son fils, en plein milieu des Finales 1988. Le meneur des Lakers aurait « préféré le sport à [leur] amitié ». À cela, il faut ajouter des commentaires graveleux de la star des Pistons sur la sexualité de Magic Johnson, après l’annonce de son test positif au VIH.

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Pour Larry Bird, au-delà de la rivalité sportive créée par leurs nombreuses joutes de playoffs, c’est une déclaration de Thomas, insinuant qu’il était considéré comme un grand joueur uniquement à cause de sa couleur de peau, qui a mis le feu aux poudres.

On l’oublie parfois, mais les JO sont aussi une grande aventure humaine. Difficile d’en vouloir à ces superstars de ne pas avoir voulu passer un mois enfermées avec un homme qu’ils détestaient. Et puis, même sans Isiah Thomas, la Dream Team s’est plutôt bien débrouillée…

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S’il y en a un qui doit remercier Isiah Thomas d’avoir un caractère bien trempé et fait pour les embrouilles, c’est Christian Laettner…

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