Par Pierre-Andréa Fraile | Journaliste sportif
Recruté à prix d’or par le Bayern Munich en 2007, Franck Ribéry y a fait la connaissance d’un certain Oliver Kahn. Et malgré la nature stricte et peu enjouée du mythique gardien allemand, il s’est très vite permis de lui faire une blague qui aurait pu lui coûter cher.
Non, il n’a pas attendu de débarquer en Allemagne pour découvrir le football étranger. Passé brièvement pas Galatasaray, Franck Ribéry a néanmoins franchi un véritable palier au moment de rejoindre le Bayern Munich en 2007. En témoigne le montant de son transfert, évalué à l’époque à trente millions d’euros. Il semblerait toutefois que cette somme ne lui a pas mis la moindre pression sur les épaules.
La plaisanterie osée de Franck Ribery sur Oliver Kahn
Tout sauf inhibé par sa valeur marchande, Ribéry a très rapidement brillé sous les couleurs du Bayern. Il faut dire que son intégration au sein du vestiaire bavarois s’est parfaitement déroulée, lui qui a notamment créé des liens avec le francophone Daniel Van Buyten. Complices, les deux hommes se sont d’ailleurs permis de jouer un mauvais coup à une véritable légende du club, à savoir Oliver Kahn :
Kahn Ribéry pic.twitter.com/lMDsN8VypQ
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Armé d’un saut d’eau, l’attaquant français a déversé son contenu sur Kahn, qui en est forcément ressorti trempé. Interrogé sur cette farce six ans plus tard sur le plateau du Canal Football Club, il a révélé l’après de cette séquence :
Franck Ribéry : Il m’a cherché partout ! (Rires) Non, franchement, il a pris ça à la cool. Et puis, il était plutôt de bonne humeur ce jour-là.
Une aubaine pour Ribéry, tant son prestigieux partenaire pouvait parfois se montrer très fermé et irritable. C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé dans la foulée Bixente Lizarazu, également passé par Munich et coéquipier du gardien allemand dans sa carrière :
Bixente Lizarazu : Oliver peut parfois être aimable comme une porte de prison, mais il y a aussi des moments où il disjoncte. Après, je pense qu’il peut très bien rire de ça. Au final, ça s’est bien passé, non ? Il ne t’a pas frappé après ?
Franck Ribéry : Non, j’ai dû me cacher dans le coffre ! (Rires)
Il faut donc croire que le glorieux portier se montrait plus conciliant tandis que l’heure de sa retraite approchait. Et « Kaiser Franck » peut s’en réjouir.
