Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Il arrive parfois qu’un simple geste en fin de rencontre prenne des proportions inattendues. Lors d’un match très suivi de l’EuroBasket, une action de Sylvain Francisco a enflammé les débats contre la Slovénie. Entre respect du jeu, protocole tacite et enjeux de la compétition, l’épisode continue d’alimenter les discussions.
La scène s’est produite dans les toutes dernières secondes d’une rencontre déjà pliée. Alors que les Slovènes avaient cessé de jouer face aux Bleus à 15 secondes de la fin (menée 101-92), Sylvain Francisco a salué Luka Dončić avant de filer inscrire un dernier panier juste avant le buzzer. Un geste qui a immédiatement été perçu comme une provocation par certains, même si le meneur tricolore n’a probablement pas mesuré la portée symbolique de son action.
Un geste mal perçu mais un contexte particulier
Ancien coéquipier de Francisco en France, Klemen Prepelic a tenu à clarifier la situation et à recadrer son jeune confrère. « Je l’aime bien depuis le premier jour, c’est un garçon au caractère fort, très talentueux et travailleur. Mais ce qu’il a fait à la fin du match est assez irrespectueux. Tu commences à peine à obtenir le respect du monde du basket, et tu fais quelque chose comme ça… disons que c’était d’un niveau très bas », a expliqué l’arrière slovène.
Prepelic a insisté sur le fait que l’intention du meneur français n’était pas de manquer de respect à l’adversaire. « Il m’a dit que cela ne se reproduira pas », a-t-il ajouté, soulignant qu’il croyait sincèrement en la sincérité de son ancien partenaire. Mais la polémique a néanmoins pris de l’ampleur, car ce type de panier inscrit en toute fin de rencontre contrevient à une sorte de règle non écrite entre joueurs.
Cependant, il ne faut pas oublier que l’EuroBasket possède ses propres logiques. Contrairement à d’autres compétitions, l’écart final au score peut avoir un rôle décisif dans les calculs de qualification et de classement. Dans ce contexte, chaque panier compte, même lorsque l’issue du match semble déjà scellée. Une nuance essentielle qui change la perception de l’action.
Du côté des Slovènes, certains spectateurs et observateurs ont pu ressentir une pointe d’irrespect, mais la réalité est plus complexe. Francisco, auteur d’une prestation offensive impressionnante, a sans doute agi par réflexe de compétiteur, plutôt que par volonté de provoquer Luka Dončić ou ses coéquipiers.