Par Rédaction | Sport
Olivier Giroud n’a jamais caché sa foi chrétienne. Le buteur historique de l’équipe de France, connu pour son tempérament posé et son profond sens du respect, a toujours veillé à exprimer sa spiritualité sans heurter les autres. Une ligne de conduite qu’il assume pleinement, même lorsqu’un geste symbolique lui tenait à cœur en pleine finale de coupe d’Europe.
Respect et bienveillance, voilà comment qualifier Olivier Giroud. Dans un entretien accordé il y a quelques années au journal La Croix, l’actuel joueur du LOSC était revenu sur un épisode marquant de sa carrière, révélateur de sa manière de concilier convictions personnelles et respect des cultures qui l’entourent.
Grand amateur de symboles et souvent prompt à afficher sa reconnaissance envers Dieu après un but, Olivier Giroud avait en effet renoncé lors d’un match européen (et non des moindres !) à un geste qu’il préparait depuis plusieurs jours. Non pas par crainte de polémique, mais par souci de ne pas froisser le public local. L’ex-international tricolore raconte :
« J’exprime ma foi autrement, comme lors de la finale de la Ligue Europa, en mai 2019. Sous mon maillot, je portais un T-shirt “I love Jesus”. Je pensais le montrer si je marquais. Mais le match se déroulait à Bakou, en Azerbaïdjan. Nous étions dans un pays musulman et ce geste pouvait être mal interprété. En revanche, lorsque j’ai marqué, j’ai rendu grâce au Seigneur ».
Il avait alors levé les deux doigts vers le ciel, un signe discret devenu sa marque de fabrique.
Cette retenue n’empêche pas Giroud d’échanger volontiers sur la religion, sujet qu’il aborde avec bienveillance, y compris avec ses coéquipiers de croyances différentes. L’attaquant expliquait d’ailleurs :
« J’ai parfois parlé de l’islam avec les joueurs musulmans, comme Paul (Pogba), qui s’y est converti. En équipe de France, j’ai déjà donné des exemplaires du Nouveau Testament contenant des témoignages de sportifs chrétiens à Flo Thauvin, qui est croyant, et à Mike Maignan.
Pendant la Coupe du Monde 2014, j’étais aussi allé prier dans une église avec mes coéquipiers Yohan Cabaye et Patrice Evra. Je n’ai pas forcément besoin d’être dans un lieu de culte pour avoir un échange avec le Saint-Esprit. C’est une bonne chose de partager sa foi avec ses frères mais cela s’avère difficile pour moi, car je joue souvent le week-end. Je n’ai jamais douté de ma foi, non. Peut-être parce que je n’ai pas vécu de drames douloureux dans ma jeunesse qui m’auraient fait rejeter le Seigneur. Je me sens très chanceux ».
