Par Rédaction | Sport
Certains duels existent déjà dans les esprits des fans en NBA. Celui entre Victor Wembanyama et Chet Holmgren fait partie de ces oppositions qui dépassent le simple cadre d’un match. Deux profils uniques, deux trajectoires parallèles, et une curiosité permanente autour de leur confrontation directe.
Avant la demi-finale de la NBA Cup face au Thunder, Victor Wembanyama s’est justement exprimé sur ce face-à-face très attendu. Interrogé en avant-match lors de la couverture de NBA on Prime, le Français a pris le temps de détailler sa lecture tactique du défi que représente Chet Holmgren, tout en replaçant ce duel dans un contexte collectif beaucoup plus large.
Pour Wembanyama, la difficulté à contenir Holmgren ne se limite pas à un duel individuel. À ses yeux, l’environnement offensif d’Oklahoma City joue un rôle central, notamment la présence de Shai Gilgeous-Alexander, favori pour le MVP, qui force les défenses adverses à constamment ajuster leurs priorités et à multiplier les aides.
Un duel nourri par la compétition plus que par le personnel
« Le MVP en titre est sur le terrain, donc c’est forcément notre priorité principale. N’importe quel joueur devient difficile à défendre quand il faut constamment venir en aide sur le MVP », a expliqué Wembanyama avant la rencontre, minimisant subtilement la complexité du duel direct tout en soulignant l’impact systémique de Gilgeous-Alexander sur le jeu du Thunder.
Ces déclarations s’inscrivent dans une rivalité qui ne date pas d’hier. Holmgren a déjà évoqué cette opposition par le passé, assurant qu’elle repose avant tout sur une exigence compétitive commune, sans animosité personnelle. Les deux intérieurs se croisent depuis bien avant leur arrivée en NBA, notamment lors de compétitions internationales chez les jeunes, où leurs styles singuliers avaient déjà attiré l’attention.
Les propos de Wembanyama ont pris une résonance particulière une fois le match disputé. De retour après douze rencontres d’absence, le Français n’était pas dans le cinq de départ pour la première fois de sa carrière NBA, mettant fin à une série de 129 matchs consécutifs comme titulaire. Utilisé avec restriction, il a néanmoins immédiatement pesé sur la rencontre, malgré un temps de jeu limité.
Ces éléments confirment que, même avant le coup d’envoi, les mots de Wembanyama traduisaient une compréhension fine des enjeux. Plus qu’un duel d’ego, sa confrontation avec Holmgren s’inscrit dans une bataille collective où chaque détail compte. Et si leurs échanges directs restent rares pour l’instant, cette rivalité naissante continue d’embraser les supporters.
