Rare dans les médias, l’aveu très honnête de Patricia Kaas (59 ans) : « L’impression que la France…

Patricia Kaas évoque la France
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Participer à l’Eurovision reste un exercice à haut risque pour les artistes français. Entre attentes démesurées, pression populaire et jugement immédiat, l’expérience peut laisser des traces durables, et Louane en a fait l’amère expérience en 2025. Bien avant elle, une autre grande voix de la chanson française avait déjà payé le prix fort de cette aventure : Patricia Kaas.

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Figure majeure de la scène musicale hexagonale depuis la fin des années 1980, Patricia Kaas avait accepté de représenter la France à l’Eurovision en 2009. Un choix fort, audacieux, à une époque où les artistes déjà installés hésitaient encore à se lancer dans la compétition. Si la chanteuse a terminé à une honorable huitième place, ce résultat a pourtant marqué le début d’une période particulièrement douloureuse pour elle, tant sur le plan personnel que médiatique.

Invitée sur les ondes de Nostalgie au micro de Jean-Luc Reichmann il y a queqlues mois, Patricia Kaas était revenue sans détour sur ce qu’elle a vécu après le concours, évoquant une pression qu’elle n’avait jamais connue auparavant :

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« On n’y va pas pour ne pas gagner. Après, huitième, je ne sais pas… C’était une période difficile dans ma vie. J’avais l’impression que la France entière m’en voulait parce que je n’ai pas ramené le trophée. C’était une période très difficile. »

Avec le recul, l’interprète de Mademoiselle chante le blues reconnaît avoir été profondément affectée par le regard des autres, au point de s’enfermer dans une forme de culpabilité permanente. Toujours au cours de cet entretien, la chanteuse avait détaillé ce malaise persistant, nourri par un sentiment d’échec qu’elle a elle-même amplifié :

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« Quand je marchais dans la rue, quand les gens me regardaient, je me disais : ‘Waouh ! Encore quelqu’un qui se dit : ‘Purée, elle n’a pas ramené la coupe à la maison’. Je me suis fait un film, donc si c’était à refaire, je te dirais non. En plus, la chanson était bien. Mais bon, c’est comme ça ! Le fait que j’ai accepté de faire ça a ouvert une image un peu différente sur ce qu’est l’Eurovision. Après moi, beaucoup d’artistes connus ont commencé à participer. (…) Je suis contente pour ça. J’avais peur, c’était l’horreur. Alors que j’en avais fait de la scène avant… »

Avec ces confidences, Patricia Kaas met en lumière une réalité souvent minimisée : l’Eurovision peut être un tremplin, mais aussi une épreuve psychologique redoutable. Son témoignage résonne aujourd’hui avec celui d’artistes plus récents, rappelant que derrière les paillettes du concours se cache parfois une violence symbolique difficile à encaisser.

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