Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Installée depuis de nombreuses années en France, Virginie Efira n’a jamais renié ses origines. Bien au contraire. À 47 ans, l’actrice revendique avec naturel son attachement profond à la Belgique, pays qui continue de façonner son regard et sa sensibilité. Un ancrage qu’elle assume pleinement, quitte à se démarquer de certains codes parisiens.
Figure incontournable du cinéma francophone, Virginie Efira a construit une carrière impressionnante entre Bruxelles et Paris. Révélée d’abord comme animatrice, devenue actrice majeure du grand écran, elle partage aujourd’hui sa vie entre la capitale française et la Belgique, où résident encore ses proches. Un équilibre qui nourrit son identité et son rapport au monde, loin de toute forme de lassitude urbaine.
À l’aise dans son appartement du 11e arrondissement de Paris, la comédienne ne cache pas son plaisir de vivre dans une grande métropole culturelle. Mais contrairement à certains habitants de la capitale, la quadragénaire cultive toujours un regard émerveillé sur son environnement, qu’elle compare volontiers à son rapport viscéral à la Belgique. Une double appartenance que Virginie Efira a assumé récemment dans les colonnes de « Soir Mag » :
« J’ai passé 28 ans en Belgique, c’est constituant, c’est à l’intérieur de moi. (Mes proches) sont tous en Belgique, j’y vais régulièrement. J’y étais le mois dernier et j’y retourne la semaine prochaine. C’est très excitant de vivre dans une autre ville, de découvrir d’autres choses. Je ne suis pas comme les Parisiens qui sont blasés de leur ville, qui en ont même un certain dégoût. Je m’émerveille encore ! »
L’actrice est également revenue sur la manière dont les Belges sont perçus de l’autre côté de la frontière, un regard qui a sensiblement évolué au fil des années. Toujours dans le même entretien, elle a raconté avec lucidité et humour les clichés auxquels elle a été confrontée à ses débuts en France… et la nouvelle tendance :
« Je m’émerveille encore ! Quand j’ai commencé en France et que je revenais en Belgique, on me demandait ‘ça va, on ne s’est pas trop moqué de toi ?’ On était encore à une époque où il y avait un petit héritage coluchien sur les cousins débiles. Bon, nous sommes passés à un autre extrême : si tu es belge, tu es forcément sympa »
Entre fierté assumée et regard apaisé sur les différences culturelles, Virginie Efira continue de tracer sa route sans renier ce qui la constitue profondément. Belge de cœur, parisienne d’adoption, elle incarne cette génération d’artistes capables de naviguer entre les frontières sans jamais perdre leur identité. Une liberté de ton et de parcours qui contribue aussi à son immense popularité.
