Par Rédaction | Sport
Les rumeurs autour d’Anthony Davis continuent de s’intensifier à l’approche de la date limite des transferts, et plusieurs franchises sont scrutées de près. Parmi elles, Golden State intrigue, tant par sa situation sportive délicate que par les interrogations persistantes sur sa capacité à se renforcer à court terme. Mais derrière le bruit médiatique, la réalité semble bien plus nuancée.
Du côté de Dallas, le nom des Warriors a bien été évoqué dans les discussions internes autour d’un éventuel transfert. Les Mavericks explorent différentes pistes pour l’avenir de leur intérieur vedette, notamment auprès d’organisations capables d’absorber un contrat majeur. Pourtant, cette connexion supposée avec Golden State ne reposerait pas sur une initiative bilatérale équilibrée.
Selon plusieurs sources proches du dossier, ce sont bien les Mavericks qui auraient pris contact avec Golden State, et non l’inverse. « Un échange Butler contre Davis fonctionnerait financièrement, puisque l’ailier de Golden State gagne lui aussi plus de 54 millions cette saison, mais la franchise n’a montré aucun intérêt pour ce type de mouvement », a-t-il été rapporté. Les Warriors n’auraient pas totalement fermé la porte à un dossier Davis, mais l’hypothèse resterait aujourd’hui peu probable.
Golden State face à ses propres lignes rouges
Cette prudence s’explique avant tout par la position ferme adoptée par la franchise californienne. En interne, il serait hors de question de se séparer de figures centrales comme Draymond Green ou Jimmy Butler, ce qui complique considérablement tout montage financier crédible pour accueillir un joueur du calibre d’Anthony Davis. Cette inflexibilité crée un véritable casse-tête lorsqu’il s’agit d’aligner les salaires sans toucher au noyau dur.
Dans ce contexte, Golden State pourrait être contraint de poursuivre la saison avec un effectif largement inchangé. Actuellement huitième à l’Ouest avec un bilan équilibré, l’équipe peine à se détacher dans la course aux playoffs, mais ne semble pas prête à bouleverser son identité pour autant. La direction privilégierait la continuité plutôt qu’un pari risqué à court terme.
Un nom reste toutefois à surveiller : Jonathan Kuminga. Intransférable jusqu’au 15 janvier en raison de son statut contractuel, l’ailier serait largement pressenti pour être échangé avant la date limite du 5 février. Il pourrait représenter la principale variable d’ajustement si les Warriors décident finalement d’agir sur le marché, même si son profil ne suffirait probablement pas à débloquer un dossier aussi lourd que celui d’Anthony Davis.
De son côté, Davis continue d’afficher un rendement solide lorsqu’il est en mesure de jouer, malgré des absences répétées. Ses statistiques confirment son impact, mais son état de santé et son contrat imposant freinent les prétendants. À ce stade, et sauf revirement majeur, un départ vers la baie de San Francisco semble donc relever davantage de la spéculation que d’un scénario réellement crédible.
