Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La saison des Clippers semblait s’enfoncer dangereusement il y a encore quelques semaines, au point d’alimenter toutes sortes de scénarios autour d’une reconstruction précipitée. Pourtant, à l’approche de la date limite des transferts, le discours interne apparaît bien différent. Malgré un bilan toujours négatif, la franchise de Los Angeles refuse de céder à la panique.
Avec un bilan de 11 victoires pour 21 défaites, le contexte pourrait pousser certaines organisations à tout remettre à plat. Mais du côté des Clippers, l’idée d’une vente massive n’est pas à l’ordre du jour. L’absence de choix de premier tour en 2026 et la volonté constante de rester compétitif dictent une ligne claire : il est hors de question de saborder la saison, même dans l’adversité.
Ce positionnement tranche avec l’atmosphère qui entourait l’équipe lorsqu’elle affichait un inquiétant 6-21. À ce moment-là, l’exercice semblait promis à l’échec, ce qui aurait indirectement profité à Oklahoma City, détenteur des droits d’échange sur le futur choix de draft des Clippers. Mais la dynamique a brutalement changé, relançant les espoirs internes.
Une série qui change la perception en interne
La récente série de cinq victoires consécutives a redonné de la crédibilité au projet. Des succès larges, avec plus de 14 points d’écart à chaque fois, et une moyenne de près de 20 points de différence par match, ont permis à l’équipe de sortir la tête de l’eau. Los Angeles n’est désormais plus qu’à deux victoires et demie de la dernière place qualificative pour le play-in, un objectif qui semblait irréaliste il y a peu.
Dans ce contexte, le nom de James Harden est revenu avec insistance dans les discussions de ligue. « Malgré ce que Sam Presti pouvait espérer, les sources indiquent que les Clippers n’ont aucun plan de braderie dans les cinq prochaines semaines », rapporte une source proche du dossier, soulignant également que « cette série de cinq victoires a ravivé un certain espoir en interne ».
Individuellement, Harden reste l’un des rares motifs de satisfaction constants cette saison. À 36 ans, l’arrière affiche plus de 26 points et près de huit passes décisives de moyenne, tout en assumant un rôle central dans l’animation offensive. Ses performances ont naturellement suscité des interrogations sur son avenir, compte tenu des difficultés collectives traversées par la franchise.
« James Harden était souvent évoqué dans les cercles NBA comme un joueur susceptible de vouloir rejoindre un environnement plus compétitif », confie une source de la ligue. Mais la réalité contractuelle change la donne. « Il contrôle totalement sa situation grâce à son contrat avec Bird Rights, et rien n’indique à ce stade qu’il souhaite partir », ajoutent des sources concordantes, rappelant qu’il dispose d’une option joueur conséquente pour la saison prochaine.
