NBA – Joel Embiid honnête sur son retour aux Sixers : « J’ai l’impression de…

Joel Embiid en conférence de presse pour les Sixers
Philadelphie Sixers (DR)

Par Rédaction | Sport

Depuis le début de la saison, Joel Embiid a dû composer avec un enchaînement de contretemps physiques. Genou, cheville, rythme haché : rien n’a été simple, et l’organisation a volontairement choisi la prudence, quitte à ralentir son intégration. Mais les choses semblent enfin aller un peu mieux selon l’intéressé.

Publicité

Sur le terrain, les premières sorties ont logiquement manqué de fluidité. Les statistiques, en deçà de ses standards habituels, reflétaient davantage un joueur en reconstruction qu’un MVP en pleine domination. Pourtant, au fil des matches, certains détails ont commencé à changer : une présence défensive plus constante, des déplacements plus assurés et une lecture du jeu moins forcée.

Joel Embiid a pris la parole pour évoquer son ressenti actuel. « J’ai l’impression de redevenir moi-même, de prendre ce que la défense me donne. Physiquement, je le ressens surtout en défense : je bouge mieux, je contre des tirs et je redeviens une vraie présence défensive », confie-t-il, avant d’ajouter « il y a deux ans, quand j’étais à mon pic, j’avais le sentiment de pouvoir marquer 40 ou 50 points chaque soir. Aujourd’hui, je peux être agressif, mais aussi plus intelligent ». Un discours révélateur d’un joueur qui cherche désormais l’équilibre autant que la domination.

Publicité

Une montée en puissance progressive mais maîtrisée

Ce retour vers son meilleur niveau ne se fait pas dans la précipitation. Philadelphie observe une progression graduelle, notamment en défense, secteur où l’impact d’Embiid a toujours conditionné le plafond de l’équipe. Sa capacité à protéger le cercle, à dissuader les pénétrations et à guider ses coéquipiers reste un baromètre essentiel pour mesurer l’état réel de sa forme.



Offensivement, tout ne s’aligne pas encore parfaitement. Les pourcentages au tir restent irréguliers, le timing n’est pas toujours optimal, mais les séquences de domination réapparaissent par intermittence. Son match récent face à Dallas, sans être flamboyant sur le papier, a surtout montré un Embiid capable de peser sans forcer, en distribuant le jeu et en ancrant la défense sur de longues séquences.

Publicité

Le contexte autour de lui a également évolué. Tyrese Maxey s’est affirmé comme le moteur offensif principal, libérant Embiid d’une partie du fardeau du scoring quotidien. Cette nouvelle hiérarchie permet au pivot camerounais de choisir ses moments, d’être plus sélectif et de maximiser son influence globale plutôt que d’empiler les tirs contestés.

Cette version plus posée, plus réfléchie, pourrait s’avérer décisive sur la durée. À mesure que la condition physique s’améliore, l’impact collectif s’en ressent déjà, et l’identité de l’équipe devient plus lisible. Philadelphie n’a plus besoin d’un Embiid en surchauffe permanente, mais d’un leader capable d’imposer son tempo.

Conférence Est Joel Embiid NBA 24/24 Philadelphia 76ers