Par Rédaction | Sport
Guerschon Yabusele avance dans une saison où les certitudes sont rares et les projections parfois floues. À l’approche de la deadline, son nom circule discrètement, sans que rien ne soit officiellement acté.
Présent dans le vestiaire des Knicks après la dernière rencontre, Guerschon Yabusele a été interrogé sur la possibilité d’un départ avant le 5 février. Sans détour, il a expliqué ne disposer d’aucune information particulière sur son avenir immédiat. Pour lui, les discussions internes et les rumeurs extérieures ne doivent pas interférer avec son travail quotidien ni avec son engagement sur le parquet.
C’est dans cet état d’esprit qu’il a tenu un discours lucide et mesuré, loin de toute agitation. « Je suis comme vous, je ne suis au courant de rien. Comme je l’ai dit, j’essaie de ne plus trop me plaindre de ma situation, de me débrouiller avec ce que j’ai, de tout donner sur le terrain. Et quand je devrai être mis au courant, je serai mis au courant », a-t-il confié à Maxime Aubin.
Une approche pragmatique face à l’incertitude
Depuis le début de la saison, Yabusele sait que son rôle peut évoluer d’une semaine à l’autre. À New York, la rotation reste dense et la franchise continue d’évaluer ses options pour renforcer son effectif. Dans ce contexte, chaque joueur concerné par le second rideau doit composer avec une part d’incertitude permanente, accentuée à l’approche de la deadline.
Plutôt que de se laisser envahir par les spéculations, l’ailier fort français a choisi de se recentrer sur l’essentiel. Son discours traduit une volonté de tirer le maximum de sa situation actuelle, sans se projeter inutilement vers un futur hypothétique. Mais avec 9.9 minutes en moyenne pour 3.2 points aux Knicks cette saison, son départ semble être la meilleure chose.
Cette approche n’exclut pas pour autant un éventuel mouvement. Comme beaucoup de joueurs en bout de rotation ou au contrat flexible, Yabusele sait qu’un échange peut parfois ouvrir des opportunités inattendues. Un changement d’environnement peut offrir davantage de responsabilités, ou au contraire imposer une nouvelle phase d’adaptation.
Pour l’instant, le Français avance avec une forme de détachement assumé. Il se prépare, joue quand on fait appel à lui et laisse les décisions aux dirigeants. Un comportement professionnel et très apprécié dans la Big Apple, bien que l’ancien des Sixers espère sans doute une vraie chance… ou une porte de sortie.
