Par Rédaction | Sport
À l’approche de la deadline, l’agitation habituelle entoure de nombreuses franchises, surtout celles coincées dans un entre-deux inconfortable. À Golden State, les doutes existent, mais la tentation de tout bouleverser semble étonnamment absente.
Installée autour de la zone de play-in à l’Ouest, l’équipe californienne ne donne pas l’impression de vouloir sacrifier ses piliers pour un pari à court terme. Le bilan reste correct sans être convaincant, et la marge de progression apparaît étroite. Pourtant, en interne, la continuité semble encore privilégiée, quitte à accepter certaines limites structurelles de l’effectif actuel.
Selon plusieurs sources bien informées, la franchise se montre particulièrement ferme sur deux dossiers majeurs. « Golden State est catégoriquement opposée à l’idée de transférer Draymond Green ou Jimmy Butler », rapporte Sam Amick, soulignant que cette position reste inchangée malgré les rumeurs persistantes. Un message clair envoyé au reste de la ligue, alors que les discussions de couloir s’intensifient.
Des marges de manœuvre très limitées sur le marché
Dans ce contexte figé, le nom de Jonathan Kuminga apparaît comme la principale variable d’ajustement. L’ailier de 23 ans dispose d’un contrat suffisamment conséquent pour entrer dans des discussions, mais son seul salaire semble insuffisant pour récupérer un joueur capable de faire basculer l’équilibre à l’Ouest. Les signaux actuels laissent entendre qu’il ne terminera pas la saison sous ce maillot, sans pour autant garantir un retour à la hauteur des attentes.
Même en élargissant le champ des possibles, la valeur marchande de Green et Butler interroge. Les deux vétérans ont dépassé la trentaine et n’évoluent plus dans leur prime athlétique. Le tempérament imprévisible du premier, illustré par un échange tendu sur le banc avec Steve Kerr en décembre, et les critiques récurrentes sur le manque d’agressivité offensive du second alimentent les réserves de certaines franchises.
Sur le plan financier, les options se réduisent encore davantage. L’intérêt pour Anthony Davis est bien réel, mais son contrat massif complique toute construction crédible. Sans inclure Butler seul dans un échange direct, ou une combinaison impliquant Kuminga et Green, l’opération reste quasiment impossible à équilibrer. Une équation délicate qui freine toute ambition spectaculaire avant la deadline.
Malgré tout, les dirigeants peuvent s’accrocher à une forme d’optimisme mesuré. Butler, Green et Stephen Curry ont tous manqué une partie significative de la saison, et leur présence simultanée offre une base d’analyse plus encourageante. « Golden State peut se convaincre que les choses iront mieux avec ce noyau au complet », confie une source proche du dossier, rappelant que la cohérence collective n’a jamais réellement eu le temps de s’installer.
