Par Rédaction | Sport
Après une carrière passée au sommet du football européen, Didier Drogba a choisi de revenir sur la terre qui l’a vu naître. Loin des projecteurs des stades, l’ancien buteur s’investit désormais dans des combats sociétaux majeurs. Un retour aux sources mûrement réfléchi, nourri par des constats parfois lucides et assumés.
Figure majeure du football africain, Didier Drogba a quitté la Côte d’Ivoire très jeune pour rejoindre la France, où il a grandi et construit les bases de sa carrière. Arrivé à l’âge de 5 ans chez son oncle à Brest, l’ancien attaquant a découvert le football hexagonal avant de devenir une légende de l’Olympique de Marseille, puis une icône de Chelsea. Malgré des décennies passées en Europe, le meilleur buteur de l’histoire des Éléphants n’a jamais rompu le lien avec son pays natal – loin de là.
Capitaine respecté de la sélection ivoirienne durant de longues années, le natif d’Abidjan a porté les espoirs d’un peuple sans toutefois réussir à décrocher la Coupe d’Afrique des nations. Retraité des terrains, l’ancien Marseillais a choisi de poursuivre son engagement autrement, à travers sa fondation, avec une implication de plus en plus concrète sur le terrain africain.
C’est dans ce contexte que Didier Drogba s’est longuement exprimé lors d’un entretien accordé à Radio France internationale, revenant sur les axes prioritaires de son action et sur les réalités parfois difficiles du quotidien en Afrique :
« Ma fondation a trois piliers qui sont la santé, l’éducation et le développement durable. Mais dans éducation et santé, il y a aussi l’autonomisation de la femme. Il faut les aider et les encourager. On a construit un hôpital. En Afrique ce n’est pas toujours facile d’avoir accès au soin. Par exemple il faut éduquer nos jeunes filles aux règles de contraception. »
Conscient que l’efficacité passe par une présence constante, l’ancien joueur de Chelsea a également expliqué pourquoi il avait décidé de s’installer durablement en Côte d’Ivoire, après de longues années loin du pays :
« J’ai quand même vécu pendant 15 ans loin de la fondation et du pays, mais quand on a une telle fondation qui porte son nom, il faut être là au quotidien pour vraiment comprendre les enjeux et avoir un impact. C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis de retour en Côté d’Ivoire. On travaille en collaboration étroite avec les ministères. »
À travers cet engagement de fond, Didier Drogba entend peser durablement sur le développement de son pays et, au-delà, du continent africain. Pour l’ancienne star des pelouses, l’héritage ne se mesure plus en buts ou en trophées, mais dans la capacité à améliorer concrètement la vie des générations futures. Et on ne peut que l’en féliciter.
