NBA – Le coup de gueule du coach des Spurs après la nouvelle défaite : « Si nous continuons à…

L'entraineur intérimaire des Spurs Mitch Johnson et Victor Wembanyama
San Antonio Spurs (DR)

Par Rédaction | Sport

La défaite est tombée sans fracas, mais elle a laissé des traces. À San Antonio, l’absence de Victor Wembanyama n’explique pas tout, et le scénario s’est répété de manière presque inquiétante. Le résultat contre Portland ce samedi a fait beaucoup de mal.

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Privés de leur pivot vedette, laissé à l’infirmerie après son récent pépin physique, les Spurs se sont inclinés 115-110 face aux Trail Blazers samedi soir. Le score final masque pourtant une réalité plus profonde, liée à l’entame de match et à une défense extérieure une nouvelle fois mise en difficulté. Portland a trouvé trop facilement des tirs ouverts, imposant son rythme dès les premières possessions.

Ce problème n’est pas nouveau pour l’équipe texane. Depuis plusieurs rencontres, les mêmes failles apparaissent, notamment sur les close-outs et la capacité à contenir les porteurs de balle adverses. Les premières minutes sont souvent révélatrices, avec un manque de pression qui permet aux adversaires de prendre confiance très tôt dans la rencontre.

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Une faille collective qui dépasse une simple absence

C’est précisément ce constat qu’a dressé Mitch Johnson après la rencontre. Le coach des Spurs n’a pas cherché d’excuse et a livré une analyse lucide de la situation. « Si nous continuons à défendre comme nous l’avons fait en début de match, les équipes continueront de shooter de cette manière… Je ne pense pas que ce soir soit une anomalie », a-t-il expliqué, avant d’identifier clairement la racine du mal. « C’est un manque d’énergie et de résistance ».



Ces mots traduisent une inquiétude plus large au sein de la franchise. Sans Wembanyama pour dissuader dans la raquette et compenser certaines erreurs, les lacunes défensives deviennent encore plus visibles. Mais même avec lui sur le parquet, cette fragilité sur le périmètre a déjà coûté cher, soulignant un problème structurel plus que circonstanciel.

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La difficulté à contenir les shooteurs adverses met une pression énorme sur l’ensemble du système défensif. Les aides arrivent en retard, les rotations manquent de coordination et l’intensité n’est pas toujours au rendez-vous. Résultat : des tirs ouverts à répétition et une impression de subir plutôt que d’imposer le tempo.

Cette défaite contre Portland illustre aussi un manque de constance mentale. Les Spurs montrent parfois de belles séquences, capables de recoller au score et de rivaliser collectivement, mais ces passages sont trop souvent précédés ou suivis de trous d’air défensifs. À ce niveau, chaque relâchement se paie immédiatement. Pour un groupe jeune, encore en construction, l’apprentissage passe aussi par ces constats parfois sévères. Mitch Johnson semble vouloir s’appuyer sur ces difficultés pour faire passer un message clair : l’effort et l’engagement doivent être présents dès l’entre-deux.

Conférence Ouest NBA 24/24 San Antonio Spurs