Par Rédaction | Sport
À San Francisco, la victoire face au Jazz n’a pas effacé un nouveau dérapage, devenu presque habituel. Draymond Green a encore quitté le parquet prématurément, relançant un débat qui couve depuis plusieurs semaines.
Face à Utah, la franchise de Golden State s’est pourtant imposée 123-114. Mais le scénario a été une nouvelle fois marqué par l’éjection de Green, la deuxième en moins d’un mois. Un épisode de plus dans une saison où son influence dépasse largement le cadre du jeu. L’ailier-fort a été exclu au deuxième quart-temps après deux fautes techniques consécutives. En cause, une contestation insistante auprès des arbitres, après une action non sifflée qui l’a fait sortir de ses gonds. À ce moment-là, les Warriors étaient menés, et la crainte d’un match qui bascule semblait réelle.
C’est après la rencontre que Steve Kerr a exprimé son inquiétude. « Oui, bien sûr que ça m’inquiète. On a besoin de Draymond, je le veux sur le terrain. Je crois qu’il en est déjà à neuf fautes techniques… On n’est même pas à la moitié de la saison, il reste encore beaucoup de chemin et on a besoin de lui », a confié l’entraîneur. Un constat lucide, alors que le seuil des 16 fautes techniques synonymes de suspension se rapproche dangereusement.
Un impact qui interroge de plus en plus en interne
Dans le vestiaire, le sentiment était différent. Stephen Curry a défendu son coéquipier, estimant la sanction excessive. « Je sais qu’il préférerait être sur le terrain. Je ne sais pas exactement ce qu’il a dit à l’arbitre… mais le consensus dans le vestiaire, c’était que ce n’était pas suffisant pour être expulsé », a expliqué le meneur. Une réaction qui montre le soutien du groupe, mais aussi une certaine incompréhension face à la sévérité perçue.
Ce nouvel incident n’est pas isolé. Quelques jours plus tôt, face à Phoenix, Draymond Green avait déjà été expulsé après une altercation et une contestation trop véhémente. À chaque fois, le scénario se répète : Golden State est mené au moment de son départ, puis parvient malgré tout à renverser la situation sans lui.
Les chiffres récents alimentent le débat. Depuis le début du mois de décembre, Green n’affiche un plus-minus positif que sur deux rencontres. Une statistique imparfaite, mais qui souligne une tendance : l’équipe peine parfois à trouver son équilibre lorsqu’il est sur le parquet, alors même que son absence ne condamne pas systématiquement les Warriors.
La question devient alors inévitable. Draymond Green reste un pilier historique, un leader vocal et un défenseur d’élite. Mais à force de sorties prématurées et de sanctions répétées, son impact réel est de plus en plus scruté. Si cette dynamique se prolonge, la franchise pourrait être confrontée à des choix délicats, bien plus complexes qu’une simple question de discipline.
