Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La soirée de samedi a apporté un peu d’air frais à Minnesota. Après plusieurs sorties décevantes, l’équipe a enfin livré un match solide et cohérent. La victoire face à Miami a surtout permis d’entendre un discours rare et honnête de la part d’Anthony Edwards.
Minnesota s’est imposé 125-115 sur le parquet du Heat, mettant fin à une dynamique récente compliquée. Avant ce match, la franchise restait sur trois défaites lors de ses quatre dernières rencontres. Un bilan frustrant au regard du talent présent dans l’effectif et des ambitions affichées en début de saison. Cette victoire a donc eu valeur de test, autant sur le plan du jeu que de l’attitude collective.
Après la rencontre, Anthony Edwards n’a pas tourné autour du pot pour expliquer les difficultés de son équipe. Selon lui, le problème n’est ni tactique ni lié au staff, mais bien à l’exécution sur le terrain. Les Timberwolves savent ce qu’ils doivent faire, mais ne le font pas toujours. Une franchise jeune, talentueuse, mais encore trop irrégulière dans son approche.
Un potentiel évident, mais encore trop inconstant
Ce constat, Edwards l’a assumé sans détour en mettant les joueurs face à leurs responsabilités. Il a expliqué que lorsque le plan de jeu est respecté, Minnesota devient une équipe très difficile à battre. « Chris Finch avait un excellent plan de jeu. La plupart du temps, on ne l’écoute pas, mais quand on l’applique vraiment, on devient une très bonne équipe », a-t-il reconnu. Une déclaration franche qui en dit long sur le fonctionnement interne du groupe.
Edwards a été, comme souvent, le moteur offensif de la soirée avec 33 points, cinq passes et une efficacité remarquable. À ses côtés, Naz Reid a été déterminant, notamment en seconde période où il a inscrit l’essentiel de ses 29 points. Ce duo a fait très mal à Miami, incapable de contenir l’intensité imposée sur la fin de match.
Cette performance collective tombe à un moment important pour la franchise. Quelques jours plus tôt, Chris Finch avait publiquement pointé du doigt Edwards après un départ anticipé du banc lors d’une lourde défaite face à Atlanta. Interrogé à ce sujet, le joueur a minimisé l’incident. « Aucune frustration. Rien du tout. Je suis juste parti », a-t-il déclaré, sans chercher à alimenter la polémique.
Au-delà de cet épisode, la question reste la même pour Minnesota. L’équipe peut-elle enchaîner ce niveau de jeu sur la durée ? Edwards lui-même reconnaît cette irrégularité. « Parfois on joue à ce niveau, parfois non », a-t-il admis, tout en affirmant que, dans ces conditions, les Timberwolves peuvent rivaliser avec n’importe quelle franchise de la ligue.
