Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Minnesota avait besoin d’un match référence pour relancer sa dynamique. Après une période irrégulière et quelques signaux inquiétants, la victoire face au Heat a fait du bien. Pas seulement au classement, mais aussi dans les têtes. Et Anthony Edwards n’a pas hésité à envoyer un message clair au reste de la ligue.
Face à Miami, Minnesota a montré un visage bien plus convaincant. L’équipe a contrôlé une grande partie de la rencontre, malgré un passage à vide au troisième quart-temps qui a permis au Heat de passer brièvement devant. Mais contrairement à d’autres sorties récentes, les Wolves ont su répondre immédiatement, avec sérieux et intensité, pour reprendre le contrôle du match dans le dernier quart.
Après la rencontre, Anthony Edwards s’est montré très confiant, tout en restant lucide. « J’ai l’impression qu’on peut battre tout le monde. Mais seulement si on joue à un certain niveau. Parfois on le fait, parfois non », a-t-il expliqué. Un avertissement clair : le potentiel est énorme, mais tout dépend de l’investissement collectif.
Une victoire construite sur le respect du plan de jeu
Au-delà des statistiques, c’est surtout l’attitude qui a satisfait le leader des Wolves. « La plupart du temps, on n’écoute pas le plan de jeu. Mais quand on l’écoute et qu’on l’exécute, on devient une très bonne équipe », a reconnu Edwards, avant d’ajouter avec franchise : « On est têtus. On veut se compliquer la vie. Mais ce soir, on a écouté, et ça a marché ».
Cette discipline retrouvée a permis à Minnesota de rester calme dans les moments clés. Même lorsque Miami est revenu au score, les Wolves n’ont pas paniqué et ont su répondre immédiatement, preuve d’une maturité parfois absente ces dernières semaines.
Cette cohésion collective est exactement ce que Chris Finch réclame depuis plusieurs matchs. Le coach savait que son équipe traversait une période normale dans une saison NBA. « Tout le monde passe par ce genre de phases. Avant ça, on avait gagné 10 de nos 13 matchs. L’avantage de cette ligue, c’est qu’on a toujours une chance de jouer notre meilleur basket », avait-il rappelé avant la rencontre.
Les Timberwolves savent qu’il reste encore beaucoup de travail, notamment dans la création de jeu et l’apport du banc. Mais ce match face à Miami rappelle une chose essentielle : quand l’énergie, la rigueur et la constance sont au rendez-vous, cette franchise peut regarder n’importe quel adversaire droit dans les yeux. Et comme l’a affirmé Anthony Edwards, dans ces conditions, Minnesota peut vraiment battre tout le monde.
