Par Rédaction | Sport
Lorsque Luka Dončić a débarqué à Los Angeles dans un échange retentissant il y a moins d’un an, la NBA entière a vacillé. Beaucoup estimaient alors que Dallas venait de saborder sa fenêtre de titre, tandis que les Lakers, eux, mettaient la main sur le nouveau visage de leur projet. Rapidement prolongé par Rob Pelinka, le Slovène est devenu la pierre angulaire d’une organisation en quête de stabilité à long terme.
Sur le parquet, la cohabitation avec LeBron James a dissipé les doutes presque instantanément. Les deux stars ont trouvé des automatismes, partageant la création et les responsabilités offensives. Mais derrière cette réussite apparente, une hiérarchie s’est progressivement installée, moins visible mais bien réelle, dictée par l’âge, le contrat et l’avenir.
C’est précisément ce basculement qu’a analysé Brian Windhorst. « Avec James et Dončić qui gagnent ensemble 98 millions de dollars, soit environ 64 % du salary cap, ce n’est pas une voie durable », a-t-il écrit, expliquant pourquoi les Lakers ont choisi de sécuriser l’avenir avec le contrat du Slovène plutôt que celui de LeBron.
Un choix économique autant que sportif
Ce raisonnement intervient dans un contexte paradoxal. Les Lakers affichent un bilan solide à 22 victoires pour 11 défaites et figurent dans le haut de la conférence Ouest. Pourtant, leurs chiffres avancés inquiètent : un net rating négatif et des défaites presque systématiquement lourdes lorsqu’elles surviennent. Leur invincibilité en situations clutch masque des lacunes structurelles, notamment défensives, qui interrogent sur leur réel statut de prétendant.
Ce constat a poussé plusieurs observateurs à revoir leurs ambitions à la baisse pour Los Angeles. Malgré les exploits individuels de LeBron et Dončić, la franchise peine à imposer une domination constante face aux meilleures équipes. Cette fragilité renforce l’idée que le projet doit être pensé sur plusieurs saisons, et non uniquement autour du présent.
Nick Young n’a d’ailleurs pas mâché ses mots en évoquant le niveau réel des Lakers face à l’élite. « Les Lakers sont la meilleure des équipes moyennes de la ligue. Quand ils affrontent les vraies grosses équipes, ils ne sont pas à ce niveau-là », a-t-il tranché, soulignant l’écart qui subsiste avec les cadors de l’Ouest.
Dès lors, une question s’impose : LeBron James peut-il accepter que cette franchise soit désormais celle de Luka Dončić ? Windhorst estime que si le King vise encore un titre, des sacrifices seront inévitables, qu’il s’agisse d’un effort financier, d’un rôle différent, ou même d’un départ. À 26 ans, Dončić incarne l’avenir et peut encore aligner plusieurs saisons de niveau MVP. Le temps, lui, joue contre LeBron, et les Lakers semblent avoir fait leur choix.
