Par Rédaction | Sport
Le passage à l’année 2026 n’a pas été aussi fluide que prévu pour Dallas. Entre les turbulences organisationnelles et l’adaptation encore fragile de son jeune joyau, la franchise cherche des repères. Dans ce contexte, chaque performance de Cooper Flagg est scrutée avec attention, parfois avec une impatience difficile à masquer.
Depuis quelques matchs, la production du premier choix de la draft 2025 est en baisse, alimentant le débat classique du « rookie wall ». Un terme souvent utilisé trop vite, surtout lorsque les attentes sont immenses. À seulement 18 ans, Flagg découvre un rythme et une intensité sans commune mesure avec ce qu’il a connu auparavant.
Face à cette période plus délicate, Jason Kidd n’a pas esquivé le sujet. Le coach des Mavericks a insisté sur l’aspect mental, rappelant que les grands joueurs apprennent à travers ces passages à vide. Pour lui, ce type d’épreuve fait partie intégrante du processus de construction d’un futur leader NBA.
Un apprentissage normal dans une saison éprouvante
Anthony Davis, désormais coéquipier de Flagg, a lui aussi livré une analyse mesurée de la situation. « Quand tu es habitué à jouer 38 matchs et que tu arrives en NBA sans même avoir atteint la moitié de la saison, ça peut être beaucoup à gérer… Tous les rookies traversent ce genre de période. Je trouve qu’il joue un bon basket. Toute la ligue connaît ces moments compliqués, parce que la saison est très longue », a expliqué l’intérieur, balayant l’idée d’une alerte sérieuse.
Pour Davis, cette baisse de régime n’a rien d’exceptionnel. Lui-même ancien premier choix de draft, il connaît la pression constante qui accompagne ce statut. À Dallas, malgré ses propres pépins physiques, il a endossé un rôle de vétéran référent, notamment auprès d’un groupe rajeuni et privé de Kyrie Irving pour une longue durée.
Loin de s’inquiéter, Anthony Davis a surtout tenu à souligner la polyvalence et la maturité déjà visibles chez Flagg. « Il peut tout faire. Il mesure 2,03 m, il peut marquer à tous les niveaux, défendre sur des missions compliquées… On lui confie des matchups qu’on pense gagnables pour lui. Il veut ces défis. Son attaque a énormément progressé ces cinq derniers mois », a détaillé Davis, rappelant que le rookie a déjà fait basculer plusieurs rencontres en faveur de Dallas.
Dans une saison longue et éprouvante, ces fluctuations apparaissent presque inévitables. Aux yeux de ses coéquipiers comme du staff, Cooper Flagg n’est pas en train de régresser, mais simplement d’apprendre. Et dans une NBA où le calendrier ne fait aucun cadeau, il ne s’agit peut-être que d’une étape de plus avant de trouver son second souffle.
