Yannick Noah révèle le nombre dingue de femmes qu’avait son grand-père au Cameroun : « Il a eu…

Yannick Noah évoque le Cameroun
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Figure unanimement appréciée du public français, Yannick Noah n’a jamais caché son goût pour la liberté, y compris dans sa vie personnelle. Ancien champion de tennis devenu chanteur à succès, l’homme a souvent pris le contre-pied des conventions. Il y a quelques années, il avait ainsi livré un témoignage très personnel sur la polygamie, en s’appuyant sur son histoire familiale. Des propos qui continuent de faire réagir.

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Personnalité emblématique du sport et de la culture populaire, Yannick Noah a connu une trajectoire hors norme. Né au Cameroun, arrivé en France à l’âge de 11 ans, le vainqueur de Roland-Garros 1983 a ensuite enchaîné les vies, entre carrière sportive, succès musicaux et engagements humanitaires. Père de cinq enfants, dont l’ancien basketteur NBA Joakim Noah, le sexagénaire a également assumé un rapport décomplexé aux relations amoureuses.

S’il évoque rarement sa vie intime, l’ancien numéro 3 mondial avait accepté, il y a quelques années, de se confier au quotidien Libération sur sa vision du couple et de la polygamie. Sans détour, le chanteur de Saga Africa avait alors livré une réflexion personnelle, nourrie par son héritage culturel :

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« La polygamie est plus honnête, et ça vaut aussi pour les femmes. Moi, je propose un CDD de deux ans. Ensuite, on avise. »

Une prise de position assumée, que Yannick Noah expliquait notamment par son enfance et par l’exemple familial qu’il a connu au Cameroun. Toujours dans cet échange, il avait ainsi rappelé une réalité qui l’a profondément marqué :

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« J’ai grandi dans cette atmosphère, mon grand-père avait 38 femmes. »

Sans se définir lui-même comme polygame, l’ancien capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis expliquait ne pas être choqué par ce modèle, qu’il considère avant tout comme culturel. Une vision qui dépasse le simple fantasme occidental et que partagent d’autres figures camerounaises contemporaines.

À ce sujet, Francis Ngannou, star mondiale du MMA et ancien champion de l’UFC, a tenu des propos très proches il y a quelques mois, au micro de Club Shay Shay, en apportant un éclairage similaire sur la polygamie en Afrique :

« Mon grand-père voulait que je me marie à 20 ans. Et pas seulement à une femme, mais à plusieurs. Avant, la polygamie en Afrique, ce n’était pas un plaisir mais une responsabilité. Dans la plupart des mariages, les hommes étaient plus contraints qu’heureux de se marier à plusieurs femmes.

Si vous ne le faisiez pas, les autres se disaient : ‘Oh, il ne se soucie pas de nous, il ne veut pas marier nos filles’. C’est pour ça que certains se mariaient avec beaucoup de femmes. »

Aujourd’hui installé entre la France et l’Afrique, Yannick Noah partage la vie de Malika, de 30 ans sa cadette, avec qui il a eu un enfant récemment. Loin des débats idéologiques, ses confidences rappellent surtout combien certaines réalités culturelles restent complexes, et combien les trajectoires personnelles façonnent durablement les convictions.

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