Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Depuis plusieurs années, Christian Clavier a discrètement changé de vie. Loin de la France et de ses polémiques, le comédien a trouvé refuge chez ses voisins belges, après un passage par Londres. Un choix assumé, nourri par un rapport apaisé au quotidien et au travail. Mais l’acteur n’a rien perdu de son franc-parler, y compris lorsqu’il compare les mentalités.
Figure incontournable du cinéma français, Christian Clavier s’est imposé depuis les années 1980 comme l’un des acteurs les plus populaires de sa génération. Ancien membre de la troupe du Splendid, révélé au grand public par Les Bronzés ou Le Père Noël est une ordure, il a longtemps vécu en France avant de prendre ses distances. Critiqué pour sa proximité avec Nicolas Sarkozy, le comédien avait d’abord posé ses valises à Londres, avant de finalement s’installer durablement en Belgique.
Aujourd’hui âgé de 73 ans, l’interprète d’Astérix réside à Saint-Gilles, une commune située au sud de Bruxelles. Un cadre de vie qui semble parfaitement lui convenir, tant sur le plan personnel que professionnel. En novembre 2022, dans un entretien accordé à Paris Match Belgique, Christian Clavier détaillait son quotidien et son attachement grandissant à son pays d’adoption :
« Je vis en Belgique, plus précisément à Bruxelles. Je tourne énormément chez vous. J’ai beaucoup écrit. Je m’amuse. J’ai énormément d’admiration pour mes copains acteurs et actrices d’ici. Stéphane De Groodt, Virginie Hocq, Jean-Luc Couchard… Les Belges ont le sens de la dérision »
Visiblement épanoui, l’ancien acolyte de Gérard Jugnot expliquait également ce qu’il retrouvait en Belgique, un sentiment presque nostalgique, profondément lié à son histoire familiale :
« Je retrouve quelque chose en Belgique qui ressemble à la France de mes parents, cette chaleur du cœur. C’est pour ça que j’y habite »
Dans une autre interview accordée au média La Dernière Heure, Christian Clavier revenait sur ce qui l’a définitivement convaincu de rester. Séduit par l’atmosphère générale et la manière d’être de ses habitants, il évoquait sans détour ce qu’il appelle la fameuse cool attitude belge :
« C’est très cool de vivre ici. Les Belges sont très sympathiques. Vous ne vous rendez pas compte à quel point il y a quelque chose de fort dans un pays qui n’avait pas forcément une tradition du cinéma aussi forte que ce qu’il y a toujours eu en France. Et cela prend de l’ampleur. »
Enfin, fidèle à son ton direct et sans langue de bois, Christian Clavier concluait par une comparaison entre Bruxelles et Paris, assumant une généralisation qui n’a pas manqué de faire réagir :
« Si on fait des généralités, il y a des gros cons aussi mais je veux dire que, dans l’ensemble, les gens sont plus cool à Bruxelles »
Installé loin de l’agitation parisienne, Christian Clavier semble avoir trouvé en Belgique un équilibre qui lui correspond. Un exil choisi, guidé autant par l’envie de tranquillité que par une certaine vision des relations humaines, qu’il continue de défendre avec authenticité et honnêteté.
