Par Rédaction | Sport
Les Clippers, plombés pendant des semaines par un manque de constance et une infirmerie bien remplie, viennent d’enchaîner une série de victoires qui a radicalement modifié leur dynamique. Sept succès sur les huit derniers matches, dont plusieurs face à des équipes solides, ont replacé l’équipe dans une conversation qu’on croyait enterrée.
Lundi soir, face à Golden State, la confirmation est venue dans un scénario tendu jusqu’au bout. Privée de James Harden, touché à l’épaule, la franchise californienne a dû s’appuyer sur d’autres ressources. Kawhi Leonard a répondu présent avec 24 points et 12 rebonds, mais l’histoire de la rencontre s’est écrite ailleurs, dans les mains d’un jeune joueur projeté sous les projecteurs.
Titularisé en l’absence de Harden, Kobe Sanders a livré la meilleure prestation de sa jeune carrière. En plus de 35 minutes, le rookie a inscrit 20 points, capté sept rebonds et affiché une maturité étonnante face à l’intensité des Warriors. Une performance qui n’est pas passée inaperçue dans le vestiaire, encore moins aux yeux du leader incontesté de l’équipe.
Une reconnaissance qui compte dans un vestiaire en reconstruction
À l’issue de la rencontre, Kawhi Leonard n’a pas caché son admiration pour l’attitude et l’impact du jeune arrière. « Je lui dis toujours de rester agressif dans le jeu, c’est comme ça qu’on progresse le plus vite. Il ne faut pas se cacher, continuer à exécuter, et ce soir il a fait ce qu’il fallait », a expliqué Leonard, visiblement satisfait de voir un rookie saisir sa chance sans trembler.
Dans une saison jusque-là compliquée, Sanders s’est progressivement imposé comme l’une des bonnes surprises de la rotation. Choisi en 50e position lors de la draft 2025, il affiche des moyennes modestes mais révélatrices de sa fiabilité : un peu plus de six points en moins de vingt minutes par match. Son importance s’est accrue avec les absences répétées de Bradley Beal, Derrick Jones Jr. et Chris Paul, au point de passer devant des joueurs pourtant plus installés dans l’effectif.
« Ça fait du bien. C’est un rôle différent de ce que j’ai connu, être agressif du début à la fin, prendre beaucoup de tirs. Je m’adapte encore, je retrouve mes jambes », a confié Leonard, laissant entendre que cette version pourrait encore évoluer. Si ce n’est qu’un aperçu de son véritable niveau, les Clippers peuvent légitimement nourrir de nouvelles ambitions.
Avec un bilan encore négatif mais un retard limité sur le Play-In, la porte des phases finales n’est plus totalement fermée. Et si la franchise de Los Angeles parvient à prolonger cette dynamique, portée par un leader retrouvé et un rookie décomplexé, la fin de saison pourrait bien réserver quelques surprises.
