NBA – Le Thunder encore battu, un polémiste s’amuse : « J’ai peur que les Spurs aient détruit…

Shai Gilgeous-Alexander et Victor Wembanyama
Oklahoma City Thunder (DR) / San Antonio Spurs (DR)

Par Rédaction | Sport

L’impression d’invincibilité peut disparaître aussi vite qu’elle s’est installée. Une série de matchs suffit parfois à fissurer une certitude que l’on croyait indiscutable. À Oklahoma City, le doute s’invite progressivement là où régnait encore récemment une forme d’évidence collective.

Publicité

La lourde défaite face à Charlotte, concédée à domicile, a marqué un nouveau coup d’arrêt pour le Thunder. Battue 124–97, l’équipe de Mark Daigneault a semblé dépassée dans l’intensité comme dans l’exécution, malgré une nouvelle prestation correcte de Shai Gilgeous-Alexander. Ce revers est surtout venu confirmer une tendance plus large : Oklahoma City traverse une période de creux inattendue après un départ historique.

Sur les douze derniers matchs, le Thunder a concédé six défaites, un rythme inhabituel pour une formation qui avait démarré la saison sur un impressionnant 24–1. Si le bilan global reste excellent et permet toujours de dominer la Conférence Ouest, le jeu offensif, lui, montre de réelles limites. L’adresse baisse, les options se raréfient et la dépendance à Gilgeous-Alexander devient plus visible.

Publicité

Une domination moins écrasante qu’au début de saison

Ce contexte a poussé Skip Bayless à livrer une analyse sans détour en plein match face aux Hornets. « Le Thunder est mené de 30 points à domicile contre Charlotte au début du quatrième quart-temps. J’ai peur que les Spurs aient détruit cette aura d’invincibilité », a-t-il écrit, pointant directement l’impact psychologique des confrontations répétées face à San Antonio.



Depuis ces affrontements face aux Spurs, perdus à trois reprises en l’espace d’un mois, Oklahoma City n’affiche plus la même assurance. L’équipe qui semblait capable de viser des records historiques ressemble désormais davantage à une formation en ajustement. Statistiquement, la défense reste d’élite, mais l’attaque plafonne à un niveau inhabituellement bas pour un prétendant majeur au titre.

Publicité

Pourtant, tout n’est pas à jeter dans cette période plus délicate. Même en difficulté, le Thunder conserve l’un des meilleurs différentiels de points de la ligue sur cette séquence, preuve que le socle collectif demeure solide. Cette baisse de régime ressemble davantage à un passage à vide qu’à une remise en cause profonde du projet mis en place depuis plusieurs saisons.

La question n’est donc pas tant de savoir si le Thunder est toujours un candidat crédible, mais plutôt comment il réagira à cette première vraie zone de turbulence. D’autres franchises ambitieuses, comme Houston ou Denver, observent attentivement cette période de flottement, conscientes que la domination supposée d’Oklahoma City n’est peut-être pas aussi écrasante qu’elle en avait l’air.

Conférence Ouest NBA 24/24 Oklahoma City Thunder San Antonio Spurs