Par Rédaction | Sport
Draymond Green n’a jamais été du genre à édulcorer ses propos. Cette fois, c’est Jordan Poole, son ancien coéquipier à Golden State, qui se retrouve au centre de ses critiques. L’ailier vétéran est revenu sur une altercation survenue le 27 décembre entre Mark Williams et Jose Alvarado, pointant du doigt l’attitude jugée passive du joueur des Pelicans.
Pour Green, ce type de situation dépasse largement le simple fait divers. Lorsqu’une échauffourée éclate, il estime qu’un joueur doit instinctivement se rapprocher de l’action afin de protéger les siens, même sans chercher l’affrontement. L’ancien Défenseur de l’année y voit une règle tacite, presque sacrée, au sein d’une équipe soudée.
Dans son podcast, il n’a pas mâché ses mots. « Si je suis dans une bagarre et que mon coéquipier reste derrière à faire des grimaces, franchement… on ne peut pas faire ça », a lâché Green, visiblement agacé par les images montrant Poole en retrait pendant l’incident.
Une vision du vestiaire forgée par l’expérience
Draymond Green a ensuite invoqué l’enseignement de David West, figure respectée de ses années à Golden State. « David West nous répétait toujours que si quelque chose dérape sur le terrain, tu dois t’en approcher, parce que tu ne sais jamais ce qui peut arriver. Je ne dis pas qu’il faut se battre. Mais si cinq gars sautent sur ton coéquipier ? », a-t-il expliqué, insistant sur la notion de solidarité avant tout.
Ces propos prennent une dimension particulière au regard de l’histoire commune entre les deux hommes. La relation entre Green et Poole s’est irrémédiablement détériorée après le coup porté par Green lors d’un entraînement, un épisode qui avait profondément marqué le vestiaire et précipité le départ de Poole vers une autre franchise.
Depuis, chaque prise de parole de Draymond Green concernant son ancien partenaire est scrutée avec attention. Cette nouvelle sortie rappelle que les cicatrices ne sont pas totalement refermées, même après un changement d’environnement.
Au-delà du cas individuel, le débat soulevé touche à une question plus large : jusqu’où va la responsabilité collective sur un parquet NBA ? Entre retenue professionnelle et instinct de protection, la frontière reste floue, mais pour Green, elle ne fait aucun doute.
