Par Rédaction | Sport
De retour après une contusion osseuse au genou gauche, Victor Wembanyama n’a disputé que 21 minutes lors de la défaite serrée face à Memphis. Une gestion volontairement prudente de la part du staff, déjà observée plus tôt dans la saison lors de son retour de blessure au mollet. Mais celle-ci fait débat.
À 3 minutes et 46 secondes de la fin, le numéro 1 des Spurs a planté un tir à trois points décisif pour donner l’avantage 98-97 à son équipe. Une action forte, symbolique, qui l’amenait aussi à atteindre la barre des 30 points. Mais contre toute attente, ce panier sera le dernier de sa soirée. Le joueur phénomène ne remettra plus un pied sur le parquet jusqu’à la fin du match.
C’est précisément ce choix qui a déclenché une vague de réactions chez les supporters, certains visant directement Mitch Johnson. L’un d’eux a résumé le sentiment général par une sortie ironique devenue virale : « Après que Victor Wembanyama a mis un tir à trois points pour donner l’avantage 98-97 aux Spurs à 3:46 de la fin, ce qui lui faisait aussi 30 points, on ne l’a plus revu du reste de la soirée. Super coaching, Mitch Johnson ! »
Une gestion prudente qui fait débat
Pourtant, du côté du staff, la ligne directrice est claire depuis le début. Le retour de Wembanyama devait être progressif, sans prise de risque inutile, même dans un money time serré. Les Spurs avaient annoncé en amont une limitation stricte de ses minutes, et cette règle n’a pas été assouplie malgré le contexte du match.
Mitch Johnson l’a rappelé récemment, insistant sur la nécessité de penser sur le long terme plutôt que sur une victoire ponctuelle. La franchise texane se trouve encore dans une phase de construction, et l’état de santé de son joueur phare reste la priorité absolue, quitte à frustrer une partie du public.
Sur le parquet, l’absence de Wembanyama dans les dernières possessions s’est fait sentir. San Antonio a laissé filer l’avantage, multiplié les petites erreurs et finalement concédé une courte défaite. De quoi renforcer l’argument de ceux qui estiment que, même ménagé, un joueur de ce calibre doit être sur le terrain dans les moments décisifs.
Mais l’équation est loin d’être aussi simple. À 22 ans, Wembanyama incarne déjà bien plus qu’un simple score ou qu’un résultat du soir. Les Spurs savent que chaque décision autour de lui sera scrutée, commentée et parfois critiquée, surtout lorsque la logique médicale entre en collision avec l’émotion du jeu.
