Monté à 250kg, l’aveu dingue de Guy Carlier : « J’ai pété des chiottes, et en voiture j’étais obligé de…

Guy Carlier
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Guy Carlier a longtemps porté un fardeau lourd, bien au-delà de sa notoriété. Atteint d’une obésité sévère, il est monté jusqu’à 250 kilos et raconte aujourd’hui sans détour les humiliations et difficultés du quotidien. Des confidences frappantes sur une période où chaque geste, chaque regard pouvait être un calvaire.

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Figure médiatique connue pour ses chroniques incisives et ses passages dans On ne peut pas plaire à tout le monde aux côtés de Marc-Olivier Fogiel, Guy Carlier a connu un combat personnel intense contre son poids. Père du Youtubeur Carlito, l’homme de 74 ans évoque une période où son image publique et ses souffrances privées s’entrechoquaient, entre addiction à la nourriture et quête d’amour et de reconnaissance.

Lors de son passage dans l’émission Chez Jordan sur C8 le 14 mai 2024, Guy Carlier a d’abord livré ses impressions sur la façon dont il était perçu et traité, et sur ce qui l’a probablement empêché d’agir plus tôt pour résorber la situation :

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« Les gens étaient d’un cynisme, j’étais le gros de service. J’étais un gros tas de merde, mais ce mec disait aimez-moi quand même. Je faisais le con, et on oublie que t’es gros, on t’aime comme cela, les femmes me disaient ça. Mais moi, je ne m’aimais pas, donc ça n’a pas de sens »

Le père de Carlito a aussi expliqué l’impact de cette période sur sa famille et plus particulièrement sur son fils Raphaël, confronté à la maladie et à l’isolement de son père :

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« Il en avait rien à foutre que le public m’aime. Lui, il avait mon image le soir en face de lui. Et il avait ma boulimie, une maladie, une addiction comme l’alcoolisme et la dope. C’est moins rock’n’roll. C’est la honte et vous êtes seul. Vous vous isolez pour manger à n’importe quelle heure…

C’est des humiliations de se faire surprendre à poil devant le frigo. C’est les épiceries nocturnes, j’y allais souvent après les émissions de Marc-Olivier Fogiel, et vous avez tous les alcoolos qui viennent, c’est glauque. Et moi j’arrivais, et le gars m’avait vu à la télé 10 minutes avant »

Pour se peser, il devait même recourir à deux balances, illustrant l’ampleur de son combat. Mais l’amour et le soutien de sa famille ont été déterminants pour amorcer un changement. La rencontre avec sa femme Christine, médecin, et la naissance de son fils Antoine ont été des éléments déclencheurs :

« C’est la rencontre avec Christine qui est médecin qui m’a sauvé. Soit j’allais très vite mourir ou soit je vivais cette histoire d’amour. J’ai fait une sleeve, j’ai perdu plus de 150 kilos, l’équilibre est compliqué. J’ai fait une sleeve. Il faut se préparer et ne pas basculer dans l’inverse. Je me disais que ce n’est pas possible, ça va pas recommencer de l’autre côté »

Guy Carlier raconte encore aujourd’hui cette période comme un traumatisme, avec ses humiliations et ses obstacles quotidiens :

« J’ai pété des chiottes, j’étais obligé de mettre mon siège en position lit pour ne pas klaxonner, les ascenseurs c’était terrible. J’en ris maintenant, mais ce sont des humiliations quotidiennes. Je prenais même un monte-charge au lieu des ascenseurs à mon travail (…) Je tombais souvent et je n’arrivais plus à me relever »

À travers ces confidences, Guy Carlier montre le chemin parcouru entre l’extrême souffrance et la reconstruction. Une expérience de vie marquante qui mêle douleur, résilience et espoir retrouvé, et qui rappelle que même les personnalités médiatiques peuvent traverser des épreuves invisibles mais profondes. En tout cas, on nep eut que saluer sa résilience.

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