Par Rédaction | Sport
Depuis des années, Stephen Curry incarne le moteur offensif de la franchise, mais l’équilibre émotionnel repose souvent sur Draymond Green. Défenseur féroce, leader vocal et relais naturel du banc au parquet, l’intérieur a longtemps donné le ton. Cette saison, pourtant, quelque chose s’est fissuré.
Les chiffres sont en baisse, le temps de jeu aussi, et surtout les dérapages se multiplient. Discussions tendues avec Steve Kerr, sorties prématurées, expulsions à répétition : Draymond Green donne l’impression d’être davantage au centre des polémiques que du projet sportif, au moment même où l’équipe a besoin de stabilité.
Ce constat n’a pas échappé à Kendrick Perkins. L’ancien champion NBA, désormais consultant, a pointé du doigt la responsabilité de Green dans cette période trouble. « Draymond doit d’abord se réparer lui-même. Il doit rester concentré sur le basket, être sur le terrain, être disponible et redevenir le leader que l’on connaît », a-t-il lancé, insistant sur l’urgence de la situation.
Une franchise en équilibre précaire
Les attentes étaient pourtant élevées en début de saison. Portée par une fin d’exercice précédent encourageante et une victoire de prestige en playoffs, l’organisation espérait prolonger la fenêtre autour de Curry. Mais la réalité est plus cruelle : bilan proche de l’équilibre, tensions internes et avenir incertain pour plusieurs jeunes éléments clés.
Le dossier Jonathan Kuminga illustre parfaitement ce malaise. Malgré un contrat conséquent signé à l’intersaison, l’ailier peine à trouver sa place dans la rotation, un choix qui alimente les interrogations et fragilise encore un vestiaire déjà sous pression. Dans ce contexte, le comportement de Green devient un facteur aggravant plutôt qu’un levier.
Perkins estime que Green devrait être une force d’apaisement, pas un sujet supplémentaire de distraction. Selon lui, la franchise devra probablement se montrer agressive sur le marché des transferts dans les semaines à venir, mais aucune manœuvre ne portera ses fruits si le cœur émotionnel de l’équipe vacille.
Le consultant a également exprimé une forme de compassion pour Stephen Curry, toujours performant malgré ses 37 ans. « Il continue d’évoluer à un niveau élite, mais il doit composer avec trop de drames autour de lui. Il veut juste gagner, à un très haut niveau », a-t-il souligné, rappelant que le temps joue contre cette génération dorée.
