L’aveu détonant d’Anthony Delon (61 ans) sur Paul Belmondo : « Je suis jaloux de lui, il…

Anthony Delon et Paul Belmondo
France TV (DR) / Entre Vous et Moi (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Fils d’une légende du cinéma français, Anthony Delon a grandi sous le regard des projecteurs et des comparaisons permanentes. Une position inconfortable, parfois lourde à porter, qu’il a souvent évoquée sans détour. Pourtant, derrière l’image d’un homme sûr de lui, l’acteur de 61 ans a reconnu une fragilité inattendue. Et une jalousie longtemps tue.

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Figure familière du paysage médiatique français, Anthony Delon a bâti sa trajectoire entre cinéma, télévision et confidences personnelles assumées. Fils d’Alain Delon, monstre sacré au caractère volcanique, il a connu une enfance marquée par une relation père-fils complexe. À l’inverse, son ami de toujours, Paul Belmondo, fils de Jean-Paul Belmondo, a grandi dans un tout autre environnement familial, plus soudé, plus protecteur. Un contraste qui a laissé des traces.

Dans un entretien croisé accordé à Paris Match, Anthony Delon avait ainsi accepté de mettre des mots sur ce sentiment rarement avoué, en évoquant celui qu’il appelle affectueusement Paulo. L’acteur y racontait sans détour ce qu’il avait parfois ressenti face au clan Belmondo, à mille lieues de son propre vécu :

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« J’ai été un peu jaloux de Paulo… Il m’est arrivé de lui envier son père, un chef de clan soudé qui s’occupait de ses enfants, les faisait voyager à ­travers le monde. Chez moi, c’était différent, l’esprit de clan était une utopie ».

Des propos forts, qui n’ont jamais été pris comme un reproche par Paul Belmondo. Ancien pilote automobile et fils du Magnifique, ce dernier confirmait d’ailleurs cette réalité familiale, tout en faisant preuve d’une grande pudeur à l’égard de son ami. Toujours dans Paris Match, il livrait un témoignage empreint de loyauté et de bienveillance, conscient des blessures traversées par Anthony Delon :

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« À tous les moments de ma vie, j’ai pu me reposer sur un socle familial solide. Mon père était souvent absent, mais lorsqu’il était là, il se consacrait à nous à 100 %. Les histoires de famille sont toujours compliquées, plus encore quand elles concernent des hommes de caractère, aussi exposés. Mon père n’a pas fini sa vie seul, bien au contraire. Il y avait toute sa famille. Frère, sœur, enfants et amis très proches se sont relayés auprès de lui tout comme sa chienne qui est restée à ses côtés jusqu’à la fin, refusant même de ­sortir. Je sais quelle situation Anthony (a traversé), j’ai vécu la même chose. Il m’arrive de lui envoyer des petits mots, simplement pour lui dire que je suis là ».

Entre les deux hommes, l’amitié a survécu aux comparaisons et aux blessures héritées de leurs illustres pères. Aujourd’hui encore, Anthony Delon et Paul Belmondo incarnent deux trajectoires différentes, marquées par un même poids du nom, mais aussi par une solidarité discrète. Une preuve que, même dans l’ombre des géants, l’essentiel se joue parfois loin des projecteurs.

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