Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Animateur incontournable du petit écran, Jean-Luc Reichmann ne se contente pas d’enchaîner les succès d’audience. Derrière sa popularité, l’homme de télévision défend aussi des combats personnels, loin des projecteurs. L’un d’eux influence directement la manière dont ses émissions sont produites. Une exigence méconnue, mais non négociable.
Figure très connue du paysage audiovisuel français, Jean-Luc Reichmann s’est imposé depuis des décennies comme l’un des animateurs préférés des téléspectateurs. De Attention à la marche aux Douze coups de midi, il a su fédérer un public très large, toutes générations confondues. Mais derrière ce parcours sans faute se cache une sensibilité forgée par une histoire familiale particulière, qui a profondément orienté ses engagements professionnels.
Depuis ses débuts à la télévision, l’animateur milite activement pour une meilleure accessibilité des programmes, en particulier pour les personnes sourdes ou malentendantes. Un combat intimement lié à sa sœur cadette, Marie-Laure, sourde de naissance. À l’occasion des douze ans des Douze coups de midi, Jean-Luc Reichmann avait accepté de revenir sur ce sujet auprès de Télé 7 Jours, en expliquant comment cette cause s’est imposée à lui, presque naturellement :
« Quand j’ai dit, toujours par rapport aux différences diverses et variées, on va sous-titrer les émissions parce que ma petite soeur ne comprend pas étant sourde profonde, personne ne sous-titrait les émissions de divertissement… »
Loin d’un simple souhait ou d’un geste symbolique, cette volonté s’est rapidement transformée en engagement contractuel. L’animateur de TF1 a ainsi tenu à inscrire noir sur blanc cette exigence dans chacun de ses accords professionnels. Toujours auprès de Télé 7 Jours, il précisait alors les contours très concrets de cette démarche :
« C’était une évidence que ça devienne un combat et c’est d’ailleurs dans mes contrats. Il y a une clause qui dit que toutes les émissions que je présente doivent être sous-titrées pour les malentendants et pour les sourds »
À travers cette clause imposée systématiquement, Jean-Luc Reichmann rappelle que le divertissement peut aussi être un vecteur d’inclusion. Une façon pour l’animateur de concilier succès populaire et responsabilité, en mettant sa notoriété au service d’un combat qui le touche personnellement et qu’il n’a jamais cessé de défendre.
