NBA – « Le pire scénario possible » : un ancien agacé par les Spurs et leur décision pour Wembanyama

Victor Wembanyama en conférence de presse pour les Spurs
San Antonio Spurs (DR)

Par Rédaction | Sport

La scène intrigue autant qu’elle divise. Victor Wembanyama domine, produit, impressionne… mais termine parfois les matchs sur le banc. Dans une saison où San Antonio joue les premiers rôles à l’Ouest, cette gestion ultra-prudente alimente un débat grandissant autour du statut réel de la nouvelle superstar française.

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Revenu récemment de pépins physiques, Victor Wembanyama est soumis à une restriction stricte de minutes et, fait rare, débute désormais certaines rencontres comme remplaçant. Une situation inhabituelle pour un joueur présenté comme le visage de la franchise, et qui ne laisse pas indifférents anciens joueurs et observateurs.

D’un côté, les chiffres parlent pour lui : même avec un temps de jeu limité, son impact reste colossal. De l’autre, certaines décisions, notamment en fin de match, interrogent sur la marge de manœuvre laissée au joueur comme au staff technique dans les moments clés. La gestion contre Memphis plus tôt dans la semaine a beaucoup fait parler.

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Une gestion drastique qui interroge en pleine course au sommet

Cette frustration supposée a été mise en lumière par Chandler Parsons, qui estime que la situation dépasse largement le cadre sportif. Selon lui, ni le joueur ni l’entraîneur n’ont réellement leur mot à dire dans la gestion actuelle de Wembanyama : « C’est hors de son contrôle, honnêtement c’est une situation pourrie. C’est le pire scénario possible : ce n’est plus entre les mains du coach ni du joueur. Ça vient d’en haut. Le directeur médical, les propriétaires, le front office. Le coach n’a aucun pouvoir, le joueur non plus. J’imagine qu’il est furieux. »



Du côté de San Antonio, la ligne directrice reste inchangée. La franchise assume une approche conservatrice, convaincue que la priorité absolue doit rester la santé et la longévité de son joueur phare. Les alertes musculaires et articulaires du début de saison ont renforcé cette prudence, quitte à frustrer le public et certains consultants.

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Cette philosophie n’est pas nouvelle dans l’histoire de l’organisation. David Robinson puis Tim Duncan ont eux aussi vu leurs minutes et leur charge de travail méticuleusement contrôlées, avec le succès que l’on connaît sur la durée. San Antonio parie sur le même modèle avec Wembanyama.

Reste la question humaine. Même si le discours officiel insiste sur une vision à long terme, il est légitime de se demander comment un compétiteur de ce calibre vit ces fins de match depuis le banc. Entre protection nécessaire et frustration latente, l’équilibre est fragile. À court terme, la franchise semble prête à assumer les critiques. À long terme, elle espère que cette patience portera ses fruits.

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