Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les Knicks ont clairement changé de dimension ces dernières saisons, au point de redevenir une place forte à l’Est. Résultats en hausse, effectif profond, ambition retrouvée : New York avance avec des certitudes. Pourtant, malgré cette progression visible, le débat sur leur réelle capacité à viser le titre continue de diviser.
La franchise new-yorkaise reste sur une dynamique contrastée. Si son bilan la maintient dans le haut du classement de la Conférence Est, une récente série de défaites a ravivé certaines interrogations. L’impression dominante demeure celle d’une équipe solide, bien construite, mais encore imparfaite face aux cadors absolus de la ligue.
Sur le papier, l’effectif ne manque pourtant pas d’arguments. Jalen Brunson s’est imposé comme un leader offensif fiable, Karl-Anthony Towns apporte son talent intérieur, tandis qu’OG Anunoby, Mikal Bridges et Josh Hart offrent polyvalence, défense et intensité. À cela s’ajoute Jordan Clarkson, capable de faire basculer un match en sortie de banc.
Une star absolue qui change tout
Mais aux yeux de Draymond Green, ce socle reste insuffisant pour franchir le dernier palier. L’intérieur de Golden State estime que la question du « maillon manquant » ne date pas d’hier et que la réponse est connue depuis longtemps. Selon lui, la structure actuelle ne correspond pas aux standards d’une équipe championne, malgré la qualité indéniable de plusieurs pièces.
Draymond Green n’a pas mâché ses mots pour expliquer son raisonnement, affirmant : « Les Knicks ont perdu quatre matchs de suite. Beaucoup de gens demandent quelle est la pièce manquante pour passer d’une bonne équipe à une équipe taillée pour le titre. J’ai déjà dit ce que je pensais il y a longtemps. Honnêtement, je ne sais pas si cet effectif peut gagner un championnat. Je sais à quoi ressemble un effectif champion. Les Knicks ont de très bons éléments, sans aucun doute, mais il leur manque encore cette pièce unique qui fait de vous une équipe championne. »
Pour Green, le problème ne se situe pas dans la profondeur ou la cohérence collective, mais dans l’absence d’un joueur capable de dominer la ligue indépendamment du contexte. Il reconnaît la valeur de Brunson, notamment dans les moments chauds, mais considère que ce profil ne suffit pas pour porter une franchise jusqu’au bout en juin.
L’ancien All-Star a ensuite précisé ce qu’il entend par ce fameux joueur « one-A », en citant des exemples très clairs : « C’est Kevin Durant. C’est Stephen Curry. C’est Shai Gilgeous-Alexander. C’est LeBron James. Ce sont ces joueurs-là. Peu importe où ils vont, ils sont numéro un. Je pense que c’est exactement ce qui manque aux Knicks. » Une déclaration lourde de sens sur les attentes liées au très haut niveau.
