Par Rédaction | Sport
Draymond Green doit-il être échangé par les Warriors ? La question peut sembler folle, mais certains pensent que cela pourrait relancer la franchise afin de maximiser les dernières années de Stephen Curry. Paul Pierce n’en fait pas partie.
La saison 2025-2026 de Draymond Green n’échappe pas à cette théorie. Entre expulsions, fautes techniques et échanges tendus avec Steve Kerr, l’intérieur continue d’alimenter les polémiques autant que les discussions stratégiques. À 35 ans, son impact statistique a diminué, et certains observateurs estiment que le moment est venu de tourner la page, surtout alors que Stephen Curry vit peut-être ses dernières années au sommet.
Pour beaucoup, l’idée d’un transfert n’est pas anodine. Golden State peine à s’installer durablement parmi les meilleures équipes de l’Ouest, pointant autour du bilan à l’équilibre. Dans ce contexte, la tentation de sacrifier un pilier historique pour tenter un dernier coup de poker est réelle, et la figure de Draymond Green cristallise toutes les interrogations.
Accepter l’héritage, avec ses forces et ses dérives
Face à cette remise en question grandissante, Paul Pierce a tenu à remettre les pendules à l’heure. L’ancien All-Star refuse catégoriquement l’idée de voir Green quitter la baie sous la pression des critiques. Pour lui, le profil du joueur n’a jamais changé, et les succès passés sont indissociables de ses excès : « Vous saviez qui il était dès le premier jour. C’est comme ça que vous avez gagné. Mais quand ça ne va pas bien, vous commencez à regarder les petits détails. »
Cette identité a toujours été à double tranchant. Les mêmes comportements qui ont forgé le caractère champion de l’équipe sont aujourd’hui perçus comme des boulets dans une phase plus délicate. Expulsions à répétition, fautes techniques accumulées, amendes qui s’empilent : tout cela nourrit l’idée que Golden State jouerait parfois mieux sans lui, au moins sur de courtes séquences.
Mais Paul Pierce balaie cet argument d’un revers de main. Selon lui, il est trop facile de tolérer un joueur quand tout va bien, puis de le pointer du doigt lorsque la dynamique s’essouffle. Pour l’ancien ailier, Green mérite de finir là où il a tout construit, sans être jugé uniquement à l’aune d’une saison compliquée : « Il a le droit de rester là. Ils vont sûrement lui ériger une statue. Tu le prends avec le bon et le mauvais. Avant, quand vous gagniez, ça ne vous dérangeait pas. Maintenant que vous êtes moins bons, ça vous dérange ? Laissez-le continuer. »
L’ancien numéro 34 de Boston insiste sur la dette symbolique de l’organisation envers son leader défensif : « C’est ce qu’il en est. Il a amené cette franchise là où elle est aujourd’hui. S’il y a un problème avec le coach, la direction ou la gestion, vous en parlez. Et quand Draymond décidera qu’il veut partir, je comprendrai. Mais sinon, non, il est là jusqu’à la retraite. »
