Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Parler d’argent reste un sujet sensible, surtout lorsqu’il s’agit de figures populaires du spectacle. Philippe Chevallier, humoriste bien connu du grand public, n’a pourtant pas éludé la question face à Jordan de Luxe, et avait accepté de parler gros sous et du montant de sa retraite. Des confidences cash, qui n’avaient pas manqué de faire réagir.
Figure familière de l’humour français, Philippe Chevallier s’est imposé pendant des décennies aux côtés de Régis Laspalès, formant l’un des duos comiques les plus populaires de la scène et de la télévision. Après des années de tournées, de succès et de salles combles, l’arrêt progressif des spectacles a marqué un tournant dans son quotidien. À l’approche de la soixantaine avancée, l’artiste a dû revoir son train de vie et composer avec une nouvelle réalité financière.
Invité dans l’émission de Jordan de Luxe en 2023, l’ancien complice de Laspalès est revenu sans détour sur la baisse de ses revenus et sur la pression fiscale qu’il estime particulièrement lourde. Devant les caméras, Philippe Chevallier expliquait ainsi sa situation, en prenant soin de nuancer ses propos :
« Comme nos spectacles se sont arrêtés il y a quatre ans, il a fallu réduire la voilure parce qu’il ne faut pas oublier que nos impôts… C’est indécent de dire ça mais quand on gagne 10.000 euros aujourd’hui en France, il vous reste que 5.000 euros. Il reste une petite moitié. La retraite ? J’ai une petite retraite que je touche depuis le 1er avril. Je touche dans les 2.500-3.000 euros »
L’humoriste est également revenu sur l’un des épisodes les plus lucratifs de sa carrière, la célèbre campagne publicitaire pour la Matmut, qui avait largement contribué à la notoriété du duo Chevallier-Laspalès. Un souvenir mêlé de satisfaction et de gêne, tant le sujet de l’argent restait délicat au sein du tandem :
« Quand on avait fait la pub pour la Matmut, j’avais touché 250.000 euros mais j’avais des scrupules à parler de ça parce que Laspalès ne voulait pas parler de ça. On a gagné beaucoup d’argent et on a payé beaucoup d’impôts… Mais ça s’est arrêté, on a réduit la voilure. Heureusement, j’ai une femme qui n’aime pas les bijoux, mais elle aime les vêtements et aller au restaurant. Elle me coûte un petit peu cher (rires) Et puis je paie un emprunt qui me coûte à peu près mon loyer. »
Derrière l’humour et l’autodérision, Philippe Chevallier dresse le portrait d’une fin de carrière plus mesurée, loin des fastes passés. Sans amertume affichée, l’artiste assume ses choix, ses réussites et ses contraintes, rappelant que même les visages les plus populaires du rire doivent, eux aussi, composer avec le temps qui passe et les réalités économiques… et les impôts.
