Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Victor Wembanyama continue de marquer la saison NBA de son empreinte, mais au sein des Spurs, personne ne considère son évolution comme terminée. À seulement 21 ans, le Français est déjà au cœur d’un projet ambitieux, dans une équipe qui joue les premiers rôles à l’Ouest. Pour autant, le discours en interne reste mesuré, tourné vers la progression et le long terme.
Depuis le début de l’exercice, San Antonio s’appuie largement sur l’impact de son joueur phare, aussi bien défensivement qu’offensivement. Sa polyvalence, sa taille hors normes et sa capacité à influencer le jeu des deux côtés du terrain font déjà de lui l’un des profils les plus uniques de la ligue. Mais cette intensité permanente s’accompagne parfois d’un excès d’empressement que le staff cherche à canaliser.
Mitch Johnson, conscient du potentiel immense de son intérieur, insiste sur la nécessité de mieux gérer certains moments clés. Le coach des Spurs observe chez son joueur une envie constante de bien faire, parfois au détriment du contrôle du rythme. À ce sujet, il a été très clair : « Quand il est sous contrôle, il est tellement dynamique balle en main. Il peut dicter le tempo du match. Mais parfois, il va un peu trop vite ».
Un apprentissage naturel pour un joueur encore très jeune
Pour Johnson, ces ajustements font partie du développement normal d’un joueur aussi jeune, d’autant plus dans un contexte de retour progressif après des pépins physiques. Le technicien rappelle que Wembanyama doit encore apprendre à gérer ses temps faibles, ses frustrations et son envie de tout faire immédiatement, surtout lorsqu’il n’a pas le volume de jeu qu’il souhaiterait.
Le coach a également tenu à replacer cette situation dans un cadre plus large, en rappelant que peu de joueurs de cet âge portent déjà autant de responsabilités. « C’est difficile, parce que c’est lui, mais n’importe quel joueur de 21 ans, surtout après avoir été privé de jeu, cherche parfois à forcer les choses. C’est une opportunité de progression continue », a-t-il ajouté, toujours dans une logique d’accompagnement plutôt que de critique.
Sur le plan collectif, les Spurs ne peuvent toutefois qu’être satisfaits de leur trajectoire actuelle. Deuxième meilleure équipe de la conférence Ouest avec un bilan impressionnant, San Antonio a déjà montré sa capacité à rivaliser avec les meilleures franchises, y compris face au champion en titre. Dans ces succès de référence, Wembanyama a souvent été l’un des éléments déterminants.
Pour Mitch Johnson et l’organisation texane, l’objectif n’est donc pas de freiner l’élan de Wembanyama, mais de le rendre encore plus efficace et durable. S’il parvient à mieux contrôler son rythme et à choisir ses moments, le plafond de cette équipe pourrait encore s’élever. Et au vu de ce qu’il produit déjà, cette perspective ne fait qu’accentuer l’optimisme autour de l’avenir des Spurs.
