Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Paul George aborde une nouvelle phase de sa carrière à Philadelphie. À 35 ans, l’ailier ne se présente plus comme la première option offensive autour de laquelle tout gravite, mais comme un élément d’équilibre au sein d’un collectif ambitieux. Un ajustement assumé, réfléchi, et qu’il juge parfaitement aligné avec les besoins actuels de la franchise.
Arrivé chez les 76ers avec un statut établi, Paul George a rapidement compris que la hiérarchie serait différente. À Philadelphie, l’attaque repose avant tout sur Joel Embiid et Tyrese Maxey, véritables moteurs de l’équipe. Dans ce contexte, l’ancien All-Star a accepté de glisser dans un rôle plus secondaire, parfois même disputé par le rookie VJ Edgecombe selon les séquences.
Loin de vivre ce changement comme un déclassement, George y voit une évolution logique. Il estime que cette configuration correspond davantage au stade de développement de l’équipe et à ce qu’il peut encore apporter au plus haut niveau. Interrogé sur sa place dans le projet, il a expliqué son approche sans détour, affirmant qu’il devait avant tout s’adapter pour que l’ensemble fonctionne.
Un rôle assumé au service du collectif
Conscient de la priorité donnée à Embiid et Maxey dans les moments décisifs, Paul George a détaillé sa manière de contribuer offensivement, expliquant que « Joel et Tyrese sont nos deux moteurs. Ces gars-là vont, à juste titre, attirer l’attention et demander le ballon. De mon côté, je dois m’intégrer, trouver mes tirs, mes opportunités et mes moments pour être agressif ». Une déclaration qui résume bien son état d’esprit, tourné vers l’efficacité collective plutôt que la production individuelle.
Si son volume offensif a diminué, George insiste sur son impact défensif, un secteur où il estime encore pouvoir faire la différence. Capable de défendre sur plusieurs positions, il se voit comme un stabilisateur, autant par son jeu que par son leadership. Il l’a souligné : « défensivement, je sais que je peux encore être élite, provoquer des actions, offrir des possessions supplémentaires et gêner le meilleur joueur adverse », tout en apportant une forme de sérénité sur le terrain.
Après avoir manqué le début de saison en raison d’une opération au genou, Paul George a progressivement retrouvé du rythme. En 19 matchs, il compile 15,8 points, 5,2 rebonds, 3,5 passes et 1,3 interception de moyenne, avec une réussite extérieure proche des 40 %. Des chiffres modestes comparés à ses standards passés, mais cohérents avec son nouveau rôle.
À ce stade de sa carrière, Paul George semble avoir trouvé un équilibre entre humilité et ambition. En acceptant ce rôle de soutien, il prolonge son impact au plus haut niveau et renforce une équipe dont les objectifs dépassent largement la simple saison régulière.
