Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
San Antonio a confirmé sa solidité à l’extérieur en s’imposant sur le parquet de Boston, dans une rencontre âpre et disputée jusqu’aux dernières possessions. Face à une équipe réputée pour son intensité, les Spurs ont su rester patients et disciplinés. Une victoire référence, construite autant sur l’exécution collective que sur les choix forts du staff.
La rencontre a longtemps ressemblé à un bras de fer tactique, chaque équipe cherchant à imposer son rythme sans jamais réellement décrocher l’autre. Boston a tenté de durcir le jeu et d’exploiter son avantage physique sur certaines séquences, mais San Antonio est resté fidèle à ses principes, refusant de s’affoler même lorsque la pression montait. Cette capacité à absorber les temps faibles a progressivement fait basculer le match.
Victor Wembanyama a une nouvelle fois incarné cette montée en puissance progressive. Ménagé depuis son retour de blessure, le Français n’a pas forcé son jeu en début de rencontre, avant de peser de plus en plus lourd au fil des minutes. Sa lecture des prises à deux et sa capacité à dicter le tempo ont changé la physionomie du match dans le second acte, où son impact s’est fait sentir des deux côtés du terrain.
Une discipline collective saluée par le staff
« Quand il est sous contrôle, il est tellement dynamique balle en main. Il peut dicter le tempo ou le rythme du match », a expliqué Mitch Johnson, avant d’ajouter « parfois il veut aller trop vite, mais c’est une étape normale dans sa progression. Et quand ça comptait le plus, il a été à son meilleur niveau ». Une analyse qui résume bien la soirée du numéro un des Spurs, décisif sans jamais surjouer.
Au-delà de Wembanyama, le coach de San Antonio a tenu à mettre en avant l’investissement global de son groupe. Julian Champagnie a notamment été cité pour son activité constante et son engagement dans les détails qui ne se lisent pas toujours dans la feuille de statistiques. L’accent a été mis sur l’énergie collective, maintenue même lorsque l’adresse faisait défaut.
La gestion des moments chauds a également été au cœur des discussions après la rencontre. Dans un quatrième quart-temps parfois décousu, marqué par la fatigue et l’intensité, les Spurs ont dû jouer sans filet. Mitch Johnson a reconnu que le match était devenu plus frénétique, mais il a assumé le choix de laisser ses joueurs gérer ces situations, estimant que ce type d’expérience est essentiel dans leur développement.
Sur le plan tactique, certains ajustements ont aussi pesé lourd. La protection du cercle et la capacité de certains joueurs à « combler les trous » ont offert de nombreuses options au staff. Cette flexibilité a permis à San Antonio de rester imprévisible, tout en conservant une structure défensive solide face aux assauts répétés des Celtics.
